L'olfactothérapie, la science de l'odorat

 

 L'odorat, sens aux pouvoirs les plus insoupçonnés

 

Une odeur de parfum qui vous rappelle un être en particulier, la douceur de la cannelle qui stimule vos papilles et qui vous donne un arrière goût du pains d’épices de vos fêtes, le savon de lessive de votre maman qui vous replonge dans votre plus tendre enfance, combien d’odeurs ne vous ont pas renvoyé à des souvenirs, à des personnes ou encore à des périodes de votre vie?

Et pour cause, l’odorat est probablement le plus complexe de nos cinq sens.

 

L’odorat peut vous emporter virtuellement à des milliers de kilomètres de là où vous êtes. Il peut vous envoûter, vous séduire. Il peut aussi vous répulser, vous écœurer ou vous dégoûter d’une personne ou d’un plat, sans même que vous ne l’ayez regardé. Les expressions populaires ont du bon sens, ne dit-on pas d’une personne que l’on déteste: « Je ne peux pas la sentir » ?  

 

Cependant, les odeurs ne sont pas perçues par tous et toutes de la même manière. Bien que le processus de transmission au cerveau soit unique, chacun percevra une odeur différemment en fonction de son état émotionnel, de son état hormonal ou encore des circonstances dans lesquelles il recevra l'odeur.

 

 

 

 

L’être humain est capable de détecter environ 10 000 odeurs différentes. C’est aussi un sens très subtil sur lequel la volonté n’a aucune prise. L’importance de  notre odorat vient du fait qu’il est le seul sens qui soit directement connecté au cerveau. Cela est dû au fait que les bulbes olfactives font partie du cerveau tout en étant une extension de celui-ci. De fait, l’olfaction est l’interface la plus directe entre notre cerveau et le monde extérieur.

 

 

Alors que les sons et les images sont directement décodés par le cortex, les odeurs arrivent quant à elle dans la zone limbique où un sentiment leurs est immédiatement affecté. Les informations apportées par notre odorat vont donc directement à notre cerveau émotionnel ou système limbique qui, d’un point de vue évolutif, est la plus ancienne partie de notre cerveau.

 

Aujourd’hui, nous sommes davantage dépendants de notre cortex : nous analysons les informations, palabrons énormément sur tous les sujets imaginables et donnons la préséance à la connaissance intellectuelle. L’homme primitif était bien plus proche de l’animal pour lequel l’odorat est vital : la recherche de nourriture, marquer son territoire, assouvir sa sexualité, flairer sa proie, etc. Cependant, et malgré des millénaires d’évolution, tout indique que l’olfaction reste un des fondements majeurs de notre réponse émotionnelle.

 

Le système limbique comprend l’hippocampe. L’hippocampe serait la pièce centrale de la mémoire et des apprentissages. Le lien entre l’aromathérapie et la mémoire est déjà bien connu mais le lien entre l’aromathérapie et les apprentissages commence à peine à être apprécié du corps scientifique. Soulignons au passage qu'il est également prouvé que les femmes ont généralement les narines plus fines que les hommes. Leur cycle menstruel, la grossesse, la gonadectomie (ou stérilisation), et l’hormonothérapie substitutive (la pilule) influencent l’olfaction féminine. Pour certains cela expliquerait que les femmes soient plus émotives que les hommes.

 

 

 

Olfactothérapie, de quoi parle-t'on?

 

L'olfactothérapie consiste en l'inhalation de certaines huiles essentielles qui permettront de retrouver un équilibre psychique et émotionnel. Cette méthode psychocorporelle repose sur le fait qu'il existe un lien direct entre l'inconscient et la mémoire et que l'odorat permet  de faire resurgir des émotions à l'origine de blocages ou de mal-être. Créée dans les années 90  par Gilles Fournil, l'olfactothérapie est aujourd'hui devenu un outil que les thérapeutes mettent volontiers au service de leur patientèle.

 

Les odeurs des huiles essentielles véhiculent un message puissant. La fréquence de chaque odeur comporte une information vibratoire précise. Ces odeurs peuvent améliorer notre capacité à mémoriser, à nous tenir alerte ou à nous détendre. Elles peuvent même aller jusqu'à changer notre humeur.

 

Quant aux odeurs des végétaux, elles sont extrêmement riches: il y a les fleuries, les boisées, les résines, les écorces, les racines, les fruitées, les épicées, les feuillues, les graines, etc. L’imagerie médicale montre que le cerveau se modifie sous l’influence des odeurs. 

 

« Certaines odeurs peuvent aider à se concentrer sur une tâche difficile ; On a ainsi expérimentalement montré que la diffusion épisodique d’une odeur telle que celle de la menthe poivrée pouvait améliorer les résultats d’un exercice difficile impliquant une double tâche complexe ».

 

Dès lors, les champs d’actions sont innombrables : créativité, peurs, confiance en soi, estime de soi, colère, positivité, ambition de projets de vie, examens, … les possibilités sont infinies, tant pour gérer les émotions polluantes que pour booster les émotions qui nous renforcent. En d’autres termes, les huiles essentielles peuvent nous aider à gérer notre mental. Chaque synergie est unique et parfois, une seule plante suffit. Mais comme souvent, l’union fait la force. Bien entendu il s’agit d’un travail en profondeur, lent et subtil. La patience sera nécessaire au changement.

 

Cependant, et je tiens à le signaler, ce bel outil qu’est l’olfactothérapie reste une béquille sur laquelle s’appuyer. Point de miracle. Chacun doit cheminer et trouver ce qui renforce ses états d’âmes. La contemplation de la nature, regarder l’horizon, loin devant soi pour ouvrir des perspectives à son esprit. Le silence. La méditation. La prière. La connexion au Divin. La spiritualité. Peu importe. Le calme intérieur doit être nourri un petit peu chaque jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

André Bitsas, « Aromathérapie, corps et âme »

Valerie Ann Worwood, « The fragrant mind » 

 

 

 

 

d'ASSYA L'HERBORISTE ​

le blog

 

L'auteure : 

Assya Garcez

Herboriste & Thérapeute

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