L'olfactothérapie, la science de l'odorat

  L'odorat, sens aux pouvoirs les plus insoupçonnés Une odeur de parfum qui vous rappelle un être en particulier, la douceur de la cannelle qui stimule vos papilles et qui vous donne un arrière goût du pains d’épices de vos fêtes, le savon de lessive de votre maman qui vous replonge dans votre plus tendre enfance, combien d’odeurs ne vous ont pas renvoyé à des souvenirs, à des personnes ou encore à des périodes de votre vie?Et pour cause, l’odorat est probablement le plus complexe de nos cinq sens. L’odorat peut vous emporter virtuellement à des milliers de kilomètres de là où vous êtes. Il peut vous envoûter, vous séduire. Il peut aussi vous répulser, vous écœurer ou vous dégoûter d’une personne ou d’un plat, sans même que vous ne l’ayez regardé. Les expressions populaires ont du bon sens, ne dit-on pas d’une personne que l’on déteste: « Je ne peux pas la sentir » ?   Cependant, les odeurs ne sont pas perçues par tous et toutes de la même manière. Bien que le processus de transmission au cerveau soit unique, chacun percevra une odeur différemment en fonction de son état émotionnel, de son état hormonal ou encore des circonstances dans lesquelles il recevra l'odeur.    L’être humain est capable de détecter environ 10 000 odeurs différentes. C’est aussi un sens très subtil sur lequel la volonté n’a aucune prise. L’importance de  notre odorat vient du fait qu’il est le seul sens qui soit directement connecté au cerveau. Cela est dû au fait que les bulbes olfactives font partie du cerveau tout en étant une extension de celui-ci. De fait, l’olfaction est l’interface la plus directe entre notre cerveau et le monde extérieur.  Alors que les sons et les images sont directement décodés par le cortex, les odeurs arrivent quant à elle dans la zone limbique où un sentiment leurs est immédiatement affecté. Les informations apportées par notre odorat vont donc directement à notre cerveau émotionnel ou système limbique qui, d’un point de vue évolutif, est la plus ancienne partie de notre cerveau. Aujourd’hui, nous sommes davantage dépendants de notre cortex : nous analysons les informations, palabrons énormément sur tous les sujets imaginables et donnons la préséance à la connaissance intellectuelle. L’homme primitif était bien plus proche de l’animal pour lequel l’odorat est vital : la recherche de nourriture, marquer son territoire, assouvir sa sexualité, flairer sa proie, etc. Cependant, et malgré des millénaires d’évolution, tout indique que l’olfaction reste un des fondements majeurs de notre réponse émotionnelle. Le système limbique comprend l’hippocampe. L’hippocampe serait la pièce centrale de la mémoire et des apprentissages. Le lien entre l’aromathérapie et la mémoire est déjà bien connu mais le lien entre l’aromathérapie et les apprentissages commence à peine à être apprécié du corps scientifique. Soulignons au passage qu'il est également prouvé que les femmes ont généralement les narines plus fines que les hommes. Leur cycle menstruel, la grossesse, la gonadectomie (ou stérilisation), et l’hormonothérapie substitutive (la pilule) influencent l’olfaction féminine. Pour certains cela expliquerait que les femmes soient plus émotives que les hommes.   Olfactothérapie, de quoi parle-t'on? L'olfactothérapie consiste en l'inhalation de certaines huiles essentielles qui permettront de retrouver un équilibre psychique et émotionnel. Cette méthode psychocorporelle repose sur le fait qu'il existe un lien direct entre l'inconscient et la mémoire et que l'odorat permet  de faire resurgir des émotions à l'origine de blocages ou de mal-être. Créée dans les années 90  par Gilles Fournil, l'olfactothérapie est aujourd'hui devenu un outil que les thérapeutes mettent volontiers au service de leur patientèle. Les odeurs des huiles essentielles véhiculent un message puissant. La fréquence de chaque odeur comporte une information vibratoire précise. Ces odeurs peuvent améliorer notre capacité à mémoriser, à nous tenir alerte ou à nous détendre. Elles peuvent même aller jusqu'à changer notre humeur. Quant aux odeurs des végétaux, elles sont extrêmement riches: il y a les fleuries, les boisées, les résines, les écorces, les racines, les fruitées, les épicées, les feuillues, les graines, etc. L’imagerie médicale montre que le cerveau se modifie sous l’influence des odeurs.  « Certaines odeurs peuvent aider à se concentrer sur une tâche difficile ; On a ainsi expérimentalement montré que la diffusion épisodique d’une odeur telle que celle de la menthe poivrée pouvait améliorer les résultats d’un exercice difficile impliquant une double tâche complexe ».  Dès lors, les champs d’actions sont innombrables : créativité, peurs, confiance en soi, estime de soi, colère, positivité, ambition de projets de vie, examens, … les possibilités sont infinies, tant pour gérer les émotions polluantes que pour booster les émotions qui nous renforcent. En d’autres termes, les huiles essentielles peuvent nous aider à gérer notre mental. Chaque synergie est unique et parfois, une seule plante suffit. Mais comme souvent, l’union fait la force. Bien entendu il s’agit d’un travail en profondeur, lent et subtil. La patience sera nécessaire au changement. Cependant, et je tiens à le signaler, ce bel outil qu’est l’olfactothérapie reste une béquille sur laquelle s’appuyer. Point de miracle. Chacun doit cheminer et trouver ce qui renforce ses états d’âmes. La contemplation de la nature, regarder l’horizon, loin devant soi pour ouvrir des perspectives à son esprit. Le silence. La méditation. La prière. La connexion au Divin. La spiritualité. Peu importe. Le calme intérieur doit être nourri un petit peu chaque jour.         Sources :André Bitsas, « Aromathérapie, corps et âme »Valerie Ann Worwood, « The fragrant mind »     ​

​Atténuer les douleurs menstruelles par les plantes

 Je prends le temps d'aborder aujourd’hui avec vous un sujet exclusivement féminin et qui a pour objectif, en plus de vous proposer des remèdes naturels, de sensibiliser les femmes à leur corps, à leur douleur et au besoin profond de s'écouter. Dès notre plus jeune âge, les douleurs liées aux menstrues deviennent, pour beaucoup d’entre nous, une habitude à laquelle on ne prête plus attention. Les femmes ont tellement intégré le discours qui affirme qu’avoir mal au bas ventre à l’approche de ses règles est normal qu’elles en sont arrivées à banaliser ces douleurs. Une bouillotte sur le ventre ou un paracétamol, chacune s'accommode comme elle peut de cette souffrance qui peut devenir réellement invalidante. Sauf que les règles ne sont pas douloureuses. Si elles le sont, il est possible qu'un problème sous-jacent soit présent. Il est donc toujours préférable de consulter. A toutes ces femmes qui rencontrent de fortes douleurs lors de leur cycle, je ne peux que les inviter à écouter davantage leur corps et à ne plus ignorer les différents maux qu’elles rencontrent. Prendre en charge la douleur, trouver son origine et y apporter une solution appropriée fait partie de notre relation à notre santé, de notre relation à nous-même. Etre à l’écoute de soi et de son corps, c’est aussi apprendre à lâcher-prise et entreprendre une réelle quête d’équilibre entre être en action et ne rien faire. Parce que les règles sont un moment de pause. D’ailleurs, dans la pratique de l'Islam, les femmes sont soulagées de certaines obligations religieuses le temps de leurs menstruations. Je pense notamment à la prière et au jeûne. C’est dire l’importance de se mettre au repos le temps de ces quelques jours! Bien qu’elles n’ont cessées d’être diabolisées, considérées comme impropres, handicapantes, parfois même encore taboues, les règles sont pourtant un véritable cadeau divin. Elles nous offrent l'opportunité de moments d’introspection. Mais pour tirer pleinement profit de ce cadeau, encore faut-il apprendre à être attentive et à s’observer. Douleur pendant les règles, de quoi parle t'on? " Le terme dysménorrhée est utilisé communément pour parler des douleurs au bas de l’abdomen qui précèdent ou accompagnent les règles. Elles durent habituellement de deux à trois jours. Les douleurs menstruelles touchent de 50 % à 80 % des femmes fécondes, selon le groupe d’âge. De ce nombre, de 5 % à 15 % des femmes sont suffisamment incommodées pour devoir modifier leurs activités quotidiennes (repos forcé, absentéisme scolaire ou professionnel)." Lors de règles douloureuses, les symptômes peuvent être multiples : douleur au bas du dos, diarrhée, migraine, crampes au ventre,etc. Ces crampes sont aussi appelées des spasmes. Ils sont dus à la contraction de l’utérus. Atténuer ces douleurs en faisant appel à la phytothérapie nécessite d’identifier les propriétés nécessaires. Et puisqu’il est question de spasmes, les plantes antispasmodiques sont celles dont vous allez avoir besoin. Laissez-moi donc vous présenter quelques-unes de mes préférées qui pourront vous être d'une aide précieuse pendant cette période menstruelle.    Quelques plantes pour soulager la douleur: Le basilic (Ocimum basilicum):    Voici une magnifique plante médicinale dont il ne reste malheureusement aujourd'hui que les usages culinaires. Et pourtant, ses propriétés antispasmodiques ne font aucun doute. Par ailleurs, le basilic tonifie le système nerveux. Elle correspond donc parfaitement au portrait d'une femme souffrant de crampes menstruelles, de nervosité ou de saute d’humeur à la veille de ses règles et qui est "au bout du rouleau". Le basilic l’aidera à régénérer son bien-être.  Partie à utiliser : les feuilles.   Le fenouil (Foeniculu vulgare) :    Encore une plante qui a été réduite à son seul usage culinaire. Cependant, les propriétés antispasmodiques du fenouil sont bien connues depuis le bassin méditerranéen jusqu'en Inde. Le fenouil aiguise l'appétit et combat l'aérophagie. Il possède aussi un effet tonique qui aide à lutter contre les déprimes légères. Cette plante est idéale pour les femmes souffrant de douleurs menstruelles, accompagnées par une perte d'appétit et d’humeur irritable par exemple.  Partie à utiliser : les graines ou les semences.  L'agripaume :    Il s’agit là d’une plante amère dont il faudra apprendre à apprécier le goût. Il est cependant tout à fait possible de la mélanger avec une autre plante plus goûteuse.  L’agripaume est un formidable tonique nerveux pour les femmes qui peuvent en faire une alliée fidèle de leurs problèmes menstruels. On lui attribue même des vertus stimulantes pour la libido des femmes. Partie à utiliser  : sommités fleuries. Le gingembre (Zinginber officinale) :    Le gingembre est également un formidable antispasmodique que l’on ne vous présente plus. Cette plante originaire d’Asie a des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques qui aident à mieux combattre les inflammations et à supporter la douleur. Il est également un parfait stimulant qui éveille les sens et soutien le système digestif. Pour toutes celles qui souhaitent bénéficier des vertus d’un remède naturel pour soulager leurs crampes, le gingembre est l’allié idéal. A consommer en infusion ou en décoction! Partie à utiliser : le rhizome.    L’ortie :    Les bienfaits de cette plante sont tellement nombreux qu’un article entier ne suffirait pas à en vanter tous les mérites. Puissante antianémique grâce à sa teneur en fer, l’ortie peut s'avérer très efficace durant les règles, période ou la perte de sang peut-être importante. C’est une excellente reminéralisante. Également riche en magnésium, l'ortie aide à décontracter les crampes.  Partie à utiliser : les feuilles.   A celles qui me demanderont quelle plante leur convient le mieux, je n’ai d’autre réponse à leur donner que "Connais-toi". En effet, d’un symptôme à l’autre ou d’une personne à l’autre, l’efficacité sera différente. Certaines adopteront dès les premiers instants le basilic en y trouvant une aide précieuse pour lutter contre les douleurs alors que d’autres ne pourront plus se passer de l’agripaume ou de l’ortie. A tout problème de santé, il n’y a jamais une seule solution, unique et universelle. Il n’y a pas, non plus, un seul corps. Chaque personne possède son individualité, avec ses spécificités, elle ne ressemble à aucune autre. Et ce corps n’attend que d'être écouté, aimé et choyé.  

La constipation: conseils et remèdes

La constipation, en voilà un sujet désagréable!  Cette difficulté à évacuer peut devenir un réel problème sur le long terme. Et nombreux sont ceux qui en souffrent sans jamais avoir trouvé de solution satisfaisante. Pour certains, la constipation peut être occasionnelle, lors d’un changement : un voyage par exemple ou encore une grossesse. Mais elle ne dure généralement pas dans le temps et se règle quand tout revient à la normale. Par contre, pour ceux qui en souffrent de manière chronique, elle peut durer des mois, voir des années, et elle s'accompagne de différents symptômes. Dans ce cas, le problème n’est pas à prendre à la légère et il est important de consulter pour tenter de trouver une solution. Votre généraliste ou les praticiens de médecines naturelles peuvent vous aider et vous conseiller. Les causes d’une constipation peuvent être diverses.  Elle peut être due à de mauvaises habitudes alimentaires qui produisent des selles pauvres en eau ou en fibres, un stress intense ou prolongé, un manque d’exercices physiques ou encore à une prise de médicaments. Elle peut également être la conséquence d'un foie surchargé.  Comme je vous le répète souvent, et cela pour rester fidèle aux principes d’herboristerie, les traitements que l’on accorde à la personne qui souffre de constipation dépendent des causes. Cependant, une série de conseils à appliquer et de choses à éviter peuvent aider à la prise en charge de cette problèmatique.   3 choses à ne pas faire:      1. Ignorer le problème: Nombreuses sont les personnes qui, sous prétexte qu’elles en souffrent depuis plusieurs années et qu’elles y sont habituées, se résignent et ne prennent pas le problème en charge. Pourtant, une constipation est le résultat d’un dysfonctionnement auquel il faut réagir. D’une part parce que notre corps est un dépôt  dont il faut prendre soin. D’autres part, parce qu’une constipation chronique peut entraîner des problèmes plus importants et plus graves. 2. Les lavages/les lavements:  Alors que cette méthode connait un regain d'intérêt, le lavage peut pourtant causer bien des dégâts. Cette pratique qui consiste à injecter de l’eau ou des plantes infusées dans de l'eau dans le côlon par voie anale auraient pour bienfaits de se débarrasser des constipations ainsi que d’autres problèmes de santé. Certains y attribuent même un profond sentiment de bien-être. Alors que les personnes qui pratiquent l’hydrothérapie du côlon affirment qu’il n’y a aucun risque d’addiction, cette méthode n’est pourtant pas sans conséquences.  En effet, les muqueuses anales et intestinales sont d’une grande sensibilité. En ayant recours à de telles pratiques, on risque non seulement de les irriter et par là même de les fragiliser, ce qui ouvre potentiellement la porte à des infections. Par ailleurs, l'utilisation de lavements à répétition rend le système fainéant. Il aura dès lors tendance à attendre qu’on l’aide à se vider plutôt qu’à faire sa propre vidange. Donc à moins d’avoir une crise sévère et que votre médecin s’accorde sur le fait qu’il s’agit de la dernière solution, cette méthode est à éviter. 3. Les laxatifs sévères: Un autre moyen qui n’est pas sans conséquences consiste à prendre des laxatifs sévères, soient-ils chimiques ou naturels, tels que l’huile de ricin, les sachets vendus en grande surface, etc. Je reçois également en boutique des personnes me demandant des feuilles de séné pour résoudre des problèmes liés à la constipation, ce que je déconseille fortement! J’ai d’ailleurs choisi d'arrêter d’en vendre, après avoir constaté l'utilisation abusive qu’en faisaient les clients. Avant d’entamer une cure quelconque, et si le résultat escompté est d’améliorer son capital santé, il est important de soigneusement se renseigner sur les plantes et leur rôle, afin d’éviter un résultat contraire. L’intégrité de nos muqueuses représente notre santé intestinale. Risquer de les endommager en les irritant par la prise de plantes ou de substances inadéquates peut aggraver la situation plutôt que de l'améliorer. Sans oublier qu’à force d’utilisation, le système peut finir par créer une dépendance aux laxatifs. Vous aurez donc l’inverse du résultat escompté. Il est dès lors important d’envisager un traitement de fond, dans le respect de son corps et de ses précieuses muqueuses.  3 choses à faire:    1. La prise de probiotiques: La constipation étant souvent la conséquence d'un déséquilibre du microbiote intestinale, la prise de probiotique peut s’avérer efficace. En effet, après la prise d’un traitement médicamenteux,  une alimentation trop grasse, la consommation excessive de gluten, de viande ou de céréales peut perturber notre précieux microbiote intestinal. Les probiotiques sont des micro-organismes vivants présents naturellement dans nos intestins. Pris en complément et en quantité suffisante, ils aident à maintenir ou à restaurer l’équilibre de notre microbiote intestinal. Ils permettent également de produire des vitamines et contribuent à la digestion.  2. Modifier son alimentation: Les produits laitiers, les excitants tels que le thé ou le café, les glutens contenus dans certaines céréales peuvent aussi déséquilibrer le microbiote intestinal. Revenir à une alimentation plus équilibrée et réduire la consommation de certains produits peut améliorer la constipation. Par ailleurs, le pouvoir de l’eau n’est pas à négliger. La constipation se manifeste dans un terrain de sécheresse. Il est donc important de lui apporter l’eau nécessaire pour l'humidifier.  3. Faire usage des plantes médicinales:  Deux grandes familles de plantes peuvent aider en cas de constipation:      1) les plantes à mucilages:  Ce sont toutes les plantes qui apportent de l’humidité et permettent à l’intestin de mieux la retenir. Elles se présentent souvent sous forme de graines, qui une fois dans l’eau peuvent absorber jusqu’à 10 fois leur volume. C’est le cas des graines de lin et des graines de psyllium, qui se consommeront principalement dans l’alimentation. Les racines de guimauve appartiennent également à la catégorie des plantes à mucilages et se consomment en infusion. 2) Les plantes du foie:  Les personnes souffrant de constipation ont souvent un foie en difficulté.  La prise de certaines plantes peut aider à le soutenir dans son travail quotidien. Par contre, ces plantes ont souvent pour spécificité d’avoir un goût amer. Bien que l’amertume n'est plus de nos jours appréciée par notre palais, je ne peux que vous conseiller de la redécouvri et de la réaprivoiser. Parmi ces plantes, nous retrouverons la racine et la feuille de pissenlit. Toutes les deux aident à lutter contre l’engorgement et les problèmes de foie. On leur attribuent également des vertus dépuratives qui permettent d’agir contre la constipation et la digestion difficile. La feuille d’artichaut, riche en sel de potassium et en flavonoïdes aide à l’élimination de la bile par le foie. Elle est idéale à consommer après quelques excès pour aider le foie à se détoxifier. Nous ajouterons également à cette catégorie l’armoise, l'aspérule odorante, l’agripaume, etc. Le plus important à retenir est que si vous souffrez de constipation, n'ignorez pas le problème. Tout déséquilibre dans notre corps peut être ramené à l'équilibre. Respectez votre corps et n'ignorez pas les différents signaux qu'il vous envoie. Et lorsque vous entamez une prise en charge, privilégiez les méthodes douces, naturelles et bénéfiques avant de songer à des méthodes plus drastiques.​

Les plantes, alliées de notre santé mentale

L’impact psychologique d’un (dé-) confinement Alors que nous avons entamé depuis plusieurs semaines le déconfinement et qu’un retour à la normale s’envisage chaque jour un peu plus, les conséquences physiques et psychiques du confinement sont, quant à elles, bel et bien présentes. Cet article n’aura pas pour objectif de vous expliquer comment perdre les kilos pris pendant le confinement! Par contre, en tant qu'herboriste et thérapeute, aborder les séquelles psychologiques du confinement et la façon de les soigner par les plantes relève plus de mon domaine d’expertise.  Alors que cette période d’isolement semble avoir profité aux optimistes, à ceux qui ont retrouvé leur âme d'enfant, à ceux qui ont passé davantage de temps avec leurs enfants, à ceux qui ont saisi l'opportunité pour ne plus procrastiner, ... le confinement n’a pas été vécu par tous comme un moment de pause, de connexion ou de bricolage. Et pour cause, les cas de dépressions, d’anxiétés et de troubles post-traumatique sont en hausse.    Nos corps et nos esprits ont été marqués par trois mois inédits. Un changement de vie brutale, la peur constante d’une contamination ou de la mort, des habitudes chamboulées du jour au lendemain, une cohabitation pas toujours harmonieuse, une organisation quotidienne interrompue de manière brutale, la perte de tous nos repères, sont autant de facteurs à l’origine d’un stress qui peut s’avérer important, causant au passage quelques traumatismes.  Attention cependant à ne pas mélanger les termes. Les diagnostiques doivent être posés par des spécialistes ( votre médecin, thérapeute, psychologue,etc.) afin d’envisager l’accompagnement ou le traitement le plus adapté. En tant qu'herboriste et thérapeute, j’accompagne les personnes à améliorer leur santé mentale grâce à l'hygiène de vie et les plantes. Ces suivis ne sont pas sans complexité car, comme l’explique l’herboriste Sean Donahue , les termes des diagnostiques  psychiatriques sont tellement passés dans le langage courant qu’ils façonnent la compréhension que nous avons de la santé mentale.  Souvent ces diagnostiques rendent la nature de la situation plus obscure, regroupant ensemble des conditions diverses, avec des origines diverses, ce qui n'aide pas les herboristes thérapeutes à trouver les plantes adéquates qui pourraient aider les personnes qui sont assisses en face de nous. Il n’est donc pas question de travailler sur des concepts psychiatriques mais bien de comprendre ce qu’il se passe au travers du regard de la tradition des tempéraments.   la théorie des tempéraments, un outil ancestral pour mieux se connaître La théorie des quatre humeurs a été l'une des premières à expliquer les tempérament. Elaborée par Hippocrate dans la Grèce Antique, il avançait une théorie selon laquelle la personnalité et l’état de santé d’une personne dépendait directement de l’équilibre entre quatre substances dans le corps. Cette médecine ancestrale, également appelée la théorie des humeurs, pose les bases embryonnaires de  la théorie des tempéraments qui sera développée et affinée des siècles plus tard par un dénommé Galien. La théorie des tempéraments permet d’attribuer à chaque personne un tempérament prédominant. Ces tempéraments répertoriés au nombre de quatre possèdent chacun des caractéristiques propres. Connaître son tempérament, qui n’est autre que sa constitution permet de déterminer  le type d'alimentation le plus bénéfique et l’hygiène de vie à adopter. Cela permet également de cerner le terrain d’une personne et de connaître ses forces et ses faiblesses. Bien que nous soyons tous un quatre-quart qui combine chacun des quatre tempéraments, nous exprimons – pour la plupart d'entre nous – un tempérament primaire qui s'exprime plus que les autres.  Également convaincue que le corps ne peut être séparé du mental, que la matière ne peut être séparée de l’esprit, la prise en charge appliquée aux problématiques de santé mentale et spirituelle se calque sur le même cadre thérapeuthique que celui appliqué à une maladie physique. Contrairement à la médecine classique qui tente de soigner des symptômes, l’herboristerie travaille sur les causes du problème. Pour cela, dresser un bilan sur l’hygiène de vie est primordiale: vérifier les carences nutritionnelles, les sensibilités alimentaires, les éventuels troubles du sommeil, la sédentarité, etc. sont autant des facteurs qu’il est nécessaire d’étudier au préalable. Suite à cela, un suivi personnalisé par des plantes est proposé, pouvant engendrer rapidement de profonds changements chez le patient.  Le choix fait de travailler avec la médecine des tempéraments n’impliquent en aucun cas que les autres médecines ancestrales telles que l’ayurvéda et la médecine chinoise seraient de moins bonne efficacité, bien au contraire.Chacune d’elles présentent une conception des choses, une perspective, avec ses forces et ses atouts, pouvant souvent être complémentaires avec les autres approches.  Dans cet article, mon objectif est de pouvoir développer pour chacun des quatre tempéraments l’impact causé par le stress et quels types de plantes conviennent à chacun d’eux. Cette discussion s'inspire d'un article de l'herboriste Jim McDonald . Par ailleurs, je vous invite à lire cet article avec votre tête mais également avec votre coeur et votre intuition, car ce sont eux vos meilleurs guides.      Les 4 tempéraments: 1. Les sanguins   Qui sont-ils? Les tempéraments sanguins sont chauds et humides. Leur élément est l'air et, comme l'air, les sanguins sont partout. Ce sont des personnes actives, extraverties, excentriques, spontanées, optimistes et inspirées. Ils aiment les gens et les gens les aiment. Leur monde affectif est fort développé, ce qui implique qu’ils ressentent leurs émotions profondément et par flux. Ils ont la capacité d’oublier très vite et par conséquent de ne pas rester rancuniers. Une de leurs grandes qualités est la capacité à vite retrouver leur bonne humeur! La réponse au stress des sanguins: Bien que les sanguins semblent naturellement résistants au stress, ils ont tendance à s'épuiser – parfois même jusqu'au burnout – sans rien montrer à leur entourage. Personne ne remarquera leur épuisement et ce n'est qu'après un examen plus approfondi que se révéleront l'éparpillement et l'hyperstimulation. Les sanguins vont avoir tendance à « l'auto-médication » avec tout ce qui leur tombent sous la main : plus de café pour tenir debout, plus d'alcool, voir même la consommation de drogue tel que le cannabis pour se détendre. Le moment présent est plus important pour eux que les objectifs à long terme ou que les conséquences de leurs actes. Sous le stress, ils dorment mal, ils s'agitent et leur humeur est encore plus changeante que d'habitude. Si leur vie devient trop routinière et qu’ils ne se sentent plus capables d’être assez sanguin,  ils peuvent craquer et « péter un câble »! Mode de vie guérisseur : Les sanguins ont besoin d'un style de vie créatif. Ils ont besoin de laisser libre cours à leur spontanéité, de vivre des situations inspirantes et de rencontrer des personnes qui les fascinent. Ce sont des êtres qui ont besoin de sociabilité. Un travail et des horaires de bureau pourraient les tuer, même s'ils ont paradoxalement besoin de cultiver un semblant de discipline et de routine. Surtout, pour le sommeil par exemple, pour lequel ils n'ont aucun rythme, ou comme le besoin de se rappeler qu'il y a deux ou trois repas sur une journée et non pas une succession de snacks. Les plantes des sanguins : Les toniques du système nerveux, les plus douces et les plus nourrissantes seront les plantes les plus adaptées à leur profil. Et si elles ont une action sur le coeur, c’est encore mieux! Un bel exemple de plante parfaite pour les sanguins sera la mélisse. La mélisse (Melissa officinalis) correspond bien à des individus ayant un grand besoin de lien social et  pour qui la focalisation sur l’extérieur prend une part d’énergie importante. Ils savent qu’ils en font trop, mais ils ne s'arrêtent pas pour autant, parce qu'ils aiment et se nourrissent de cette (sur)stimulation. La mélisse sera également conseillée lorsque les sanguins deviendront mélancoliques et se mettront en retrait par épuisement, malgré le fait qu'ils ne doivent pas perdurer dans cet état. La mélisse va restaurer leur système nerveux et contribuer par conséquent à leur rétablissement.   2. Les bilieux     Qui sont-ils? Leur élément est le feu, leur tempérament est chaud et sec. Les bilieux sont des êtres extravertis et des leaders. Ils accordent une grande importance à l'ordre et la structure. Organisés et pragmatiques, Ils sont prêts à endurer le temps qu'il faudra pour atteindre leur objectif. Les bilieux sont des personnes motivées et  autonomes qui sont capables de mettre leurs émotions de côté pour prendre des décisions difficiles. La réponse au stress des bilieux :  Dans un premier temps, ils répondent au stress en augmentant leur capacité à résoudre les situations les plus complexes et les plus stressantes. Par contre, si ce stress perdure, on les verra devenir des êtres irritables, colériques, frustrés et frustrants pour les autres. Les bilieux ont une prédisposition naturelle à la tension et à la vigilance, raison pour laquelle ils ont un talent inné pour les arts martiaux. Face au stress, cette prédisposition peut se transformer en rigidité et en inflexibilité. Ils vont avoir du mal à s'adapter au stress et auront plutôt tendance à le « combattre ». Ils peuvent également devenir impatients envers les autres. En d’autres termes, ce sont des vrais têtus ! Mode de vie guérisseur :  Les bilieux peuvent percevoir un environnement dans lequel ils sont inactifs comme étant extrêmement stressant. Ce sont des êtres pour qui il est nécessaire d'être constamment en action physiquement. Les massages peuvent être un moyen efficace pour les aider à relâcher leurs tensions. Des projets à mener ou quelque chose sur lequel porter leur attention leur permet d’être en harmonie intérieure. Quant au manque de structure, il est pour eux une grande source de frustration. Les plantes des bilieux : Les amères, les relaxantes et les mucilagineuses sont les plantes qui correspondent le mieux aux bilieux. Les toniques nerveuses amères qui s'adressent aux tensions mentales et physiques seront de très bons choix. La verveine officinale (Verbena officinalis) est un bel exemple de ce genre de plante. Elle correspond aux perfectionnistes qui s'imposent à eux-même des standards et des idéaux, ainsi qu'à ceux qui ont tendance à en imposer autour d'eux. Ces personnes-là ont beaucoup de tensions dans la nuque et dans les épaules. Leur manque de lâcher-prise est entre autre dû au fait qu’ils ont reliés leur identité à leur capacité à faire les choses et à les faire bien. Les bilieux ont besoin d'apprendre à respirer et à écouter et dans cette démarche, la verveine officinale leur sera d’une grande aide. Elle relâchera leurs tensions et apaisera leur système nerveux.   3. Les nerveux    Qui sont-ils? Caractérisé par l’élément de la terre, les nerveux sont froids et secs. Ce sont des penseurs qui perçoivent les choses profondément. Ce sont également de nobles idéalistes qui mettent un point d’honneur sur l'intégrité. Quand ils adhèrent à une cause, ils s’y vouent totalement. C'est le tempérament le plus introverti des quatre. Les nerveux peuvent donner l’impression d’être des êtres froids émotionnellement mais ils sont en réalité très loyaux et accordent une grande importance aux relations. Les nerveux analysent, ils ont un esprit critique et peuvent souvent se placer en « avocat du diable ». Ils excellent à comprendre toutes les implications d'une situation. C’est d’ailleurs pour cette raison qu'ils peuvent par exemple vite mettre en déroute un adversaire aux échecs. La réponse au stress des nerveux : Leurs grands idéaux génèrent en eux beaucoup de stress. A l'extérieur, leur perfectionnisme va retarder leur capacité à améliorer une situation stressante. Ils peuvent devenir cyniques, plein de ressentiments et très critiques. C'est le tempérament qui à le plus grand  risque de glisser vers la dépression et qui aura le plus de mal à en sortir. D’autant que le détachement émotionnel et la déconnexion sont des stratégies utilisées par les nerveux. Mode de vie guérisseur :  Prendre l'air, être au soleil et faire de l'exercice!  Une activité vigoureuse leur sera salutaire. Cependant, il leur faudra créer une routine pour y arriver. L'art, l'écriture, la spiritualité seront de bons canaux pour les aider à exprimer leur intériorité. Et le plus important est que les nerveux puissent exprimer leur nature sans pour autant être étiquetés comme dépressifs. Les plantes des nerveux :  Les plantes réchauffantes et aromatiques, les mucilagineuses, les stimulantes circulatoires et les plantes de la bonne humeur (aussi appelées les plantes-soleil) telles que le millepertuis (Hypericum preforatum), le calendula (Calendula officinalis) et la mélisse (hé oui, une plante ne tombe jamais dans une seule catégorie!) seront toutes aussi excellentes les unes que les autres pour aider les nerveux à surmonter leur stress. Le millepertuis, par exemple, avec ses petites fleurs jaunes, a la réputation d'apporter de la lumière dans nos vies et se révèle une bonne alliée contre les idées noires qui peuvent assaillir les nerveux. Le millepertuis améliore l'humeur au rythme d'une plante, Plusieurs cures seront nécessaire pour en faire un allié et c'est exactement ce qui convient aux nerveux qui n'aiment pas être bousculé, ni qu’on les force à bouger de là où ils sont.   4. Les lymphatiques    Qui sont-ils? Les lymphatiques sont froids et humides et leur élément est l'eau. Ce sont des êtres introvertis, pensifs, calmes, doux et qui évitent les conflits. En plus d’être compatissants et empathiques, ce sont des personnes très sensibles aux énergies qui les entourent. Les lymphatiques sont patients, engagés et dignes de confiance. Ils sont persévérants et facilitent l'harmonie d’un groupe en tentant de résoudre les mésentes lorsque c'est nécessaire. La réponse au stress des lymphatiques :  Ils ressentent le stress de manière très intense et peuvent le trouver accablant tellement qu’il les épuise. Les lymphatiques tombent bien plus facilement dans des schémas de culpabilité et de blâme de soi que les autres tempéraments. Il leur arrive d’ailleurs fréquemment de prendre le blâme sur eux afin d'éviter le conflit. Ils se renferment sous l'effet du stress et deviennent encore plus pensifs. Extérieurement, ils semblent impassibles. Dans d'autres cas, ils privilégient la fuite et évacuent leur stress sur une seule personne ou un petit groupe de personnes.  Mode de vie guérisseur :  Pour les lymphatiques, être actif et sortir à régulièrement à l’extérieur peut leur être d’une grande aide, surtout si ils ne cessent de réfléchir. Ils se doivent également d’établir des limites personnelles claires, dire non quand cela est nécessaire, sans pour autant fermer leur coeur. Peu de relations mais saines et proches seront essentielles pour eux. Les plantes des lymphatiques :  Les réchauffantes, les herbes aromatiques, les épices et les astringentes stimulantes (spécifiquement s'ils sont dans la fuite émotionnelle) leur seront efficace. Les plantes toniques nerveuses aromatiques vont autant stimuler que relaxer et permettront de disperser le nuage de stress qui stagnent au dessus des lymphatiques et dans lequel ils se sentent prisonniers. L'acore odorant (Acorus calamus), par exemple, leur sera un excellent choix pour leur besoin de stimulation. L'acore odorant s’avère excellente lorsqu’il s’agit de clarifier la brume mentale et d’affûter l'esprit. Dans de telles circonstances, il s’agit de la plante la plus efficace avec les basilics (Ocimum sanctum- le tulsi- et Ocimum basilicum – le basilic de votre cuisine). L'acore odorant va souvent aider les gens à  « parler vrai », à s'exprimer clairement et honnêtement. Il s’agit là d’un remède qui fera des merveilles pour faire baisser le stress des lymphatiques. L'humanité et sa magnifique neurodiversité...   Nous avons en chacun d’entre nous les quatre tempéraments. Ces tempéraments, d’une personne à l’autre ont des proportions variables, ce qui rend chacun d’entre nous unique. Comme dans un champ de coquelicots, aucun n’a son semblable. Il est également important de garder en mémoire que tout déséquilibre affecte autant l'esprit que le corps et que la voie médiane est la voie de l'équilibre. En terme de stress, de dépression, de burn out, de trauma, de choc,etc., nous ne sommes pas tous pareils et nos corps réagissent différemment. Certes ,l'esprit humain connaît ses lois mais découvrir votre plante alliée du moment, prendre conscience que vous faites partie de la nature, savoir que de simples tisanes peuvent transformer votre rapport au monde et que des petits gestes peuvent avoir des grandes vertues de guérison, voilà les balises d'un réel  changement intérieur... C'est par là que commencera ce chemin vers vous-même, ce chemin qui vous mènera vers votre propre lumière.  Bibliographie: Sean Donahue, « Mental Health Therapeutics » paru en 2015Article de l'herboriste Jim McDonald, « Good humour : Nervines for the four temperaments », paru en 2014Autre source : Livre « Les tempéraments » Yves Vanopdenbosch, Ed. Amyris    ​

Le vinaigre de feu: recette DIY pour fabriquer un antiviral​

Cette épidémie mondiale nous aura fait prendre conscience de l’importance d’avoir un système immunitaire efficace et de la nécessité de lui donner tout ce dont il a besoin pour l’aider à jouer son rôle de bouclier. Et Covid-19 ou non, les méthodes pour l'entraîner sont à inclure dans notre quotidien. D'ailleurs, si ne nous devions retenir qu'une seule leçon de toute cette situation, c'est que nos modes de vie doivent impérativement changer et que notre santé n'est plus une option. Alors que tout le monde se rue sur les différents remèdes naturels jouant un rôle antiviral, j’ai décidé de vous partager aujourd’hui une recette facile à réaliser avec des ingrédients accessibles.  Car, comme je vous le dis souvent, l’objectif premier de l’herboristerie est de rendre de l’autonomie à la santé en utilisant des remèdes, des plantes et des recettes accessibles au plus grand nombre. Cette potion est appelée le vinaigre de feu et a été inventée par Rosemary Gladstar, célèbre herboriste américaine et auteure de plusieurs ouvrages sur les plantes et leurs utilisations. Elle est des plus faciles à réaliser.  Vous aurez besoin de : un bocal en verre2 à 3 piments séchés4 à 5 gousses d’ail½ radis noir ou du raifortdu gingembre fraisun oignon rougeun bâton de cannelledu vinaigre de cidre Préparation:    Commencez par couper grossièrement votre radis noir et mettez-le dans votre bocal. Ajoutez-y ensuite votre oignon découpé en morceaux, les gousses d’ail et vos morceaux de gingembre frais. Il ne vous reste plus qu’à y mettre votre bâton de cannelle grossièrement broyé et à recouvrir le tout avec le vinaigre de cidre. Au bout de 4 semaines, votre remède est prêt à être consommé! Après l’avoir filtré, il vous suffira d’en boire une cuillère à soupe tous les matins en prévention ou une cuillère à soupe 3 à 4 fois par jour en cas d'état grippal.  Lors de sa consommation, vous pouvez y ajouter une demie cuillère à café de miel pour en réduire l’acidité et le rendre plus agréable à boire. Le miel ayant lui-même des propriétés antibactériennes et antibiotiques.   Quelques propriétés de ces ingrédients: L’oignon, l’ail et le radis noir contiennent des composés soufrés, très efficaces contre les problèmes pulmonaires. Ces composés soutiennent également les fonctions du foie, qui en a besoin pour accomplir son mécanisme de détoxification.   L'ail augmente également les cellules NK de votre corps. Ces Natural Killer jouent un rôle important dans notre immunité. De nombreuses études ont démontré que le gingembre frais avait une efficacité considérable contre les virus grâce à son rôle d’inhibation lors du développement d’un virus dans le corps humain. En effet, durant sa propagation, le virus passe par différentes étapes dont les deux premières sont l’attachement et l’internalisation. Par ses puissants actifs, le gingembre intervient lors de ces deux étapes et empêche le virus de se développer. Vous remarquez par ailleurs que la plupart des composés de cette recette (le piment, la cannelle, le gingembre) sont des aliments chauds qui vont apporter de la chaleur, augmenter la température corporelle et accélérer le métabolisme. Bien que l’on s’imagine souvent le contraire, les plantes séchées sont souvent plus puissantes que les fraîches. Débarrassées de toute l’eau qu’elles contiennent, il ne reste donc que les principes actifs.  Quant au vinaigre de feu, différentes variantes existent et il n’est pas improbable de trouver des recettes avec l'un ou l'autre ingrédients supplémentaires. Chaque herboriste y ajoutera sa touche personnelle.  A présent, il ne vous reste plus qu’à faire le vôtre, à le personnaliser si vous le souhaitez et à en faire un remède incontournable pour vous et votre famille.  Vous pouvez également découvrir cette recette en vidéo directement sur ma chaîne Youtube. ​

Lutter contre les allergies respiratoires par les plantes ​

J’aborde aujourd’hui avec vous un sujet de saison et qui me revient souvent en boutique à cette période de l’année: les allergies. Et oui, de manière un peu précoce, les allergies au pollen et le rhume des foins sont de retour pour être le quotidien de nombreuses personnes.  Souvent, ces allergies sont causées par le pollen qui provient des arbres, des plantes et des fleurs mais aussi par d’autres allergènes tels que les acariens, les moisissures, etc. Loin d’être agréables, parfois même très invalidants, les symptômes des personnes atteintes de ces allergies sont divers: des yeux qui gonflent et larmoyants, un nez qui coule ou qui démange, des éternuements ou encore une gorge irritée, des bronches qui se resserrent avec parfois des difficultés respiratoires accompagnées de toux. Les allergies sont considérés comme des maladies chroniques. On n'y pense pas souvent mais des traitements naturels peuvent être mis en place pour en atténuer les effets. Comme pour la plupart des maux du quotidien, les plantes ont un pouvoir d’action sur ces allergies saisonnières. Avant de vous les présenter, il est important de prendre le temps de comprendre ce qu’est une allergie et pour quelle raison elle se manifeste. Ce passage est d’autant plus important qu’il vous permettra de déterminer avec plus de précisions les raisons pour lesquelles vous avez des allergies et de comprendre que ces raisons varient d’une personne à l’autre.  Qu’est-ce qu’une allergie?  L’allergie est une surréaction de votre système immunitaire. Travaillant à l’excès, ce système cherche à s’attaquer à des substances telles qu’un grain de pollen, un poil de chat, une poussière, qui sont à la base inoffensives pour votre corps. C’est alors que se manifestent tous les symptômes .  Différentes causes sont attribuées à ce système en surréaction. Parmi celles-ci:  une inflammation intestinalela théorie de l’hygiène: cette théorie s’applique aux personnes vivant dans un endroit trop aseptisé. Lorsque le lieu de vie est trop propre, le système immunitaire n’a plus de quoi s’entraîner. Or, pour bien fonctionner, il a besoin d’être un peu malmené par des poussières, des virus, des bactéries, etc. un foie enroué: quand le foie est surchargé, il ne peut plus se détoxifier comme il faut. Et s'il n’est pas en bonne condition, les allergies peuvent être aggravées. les émotions: les asthmatiques, par exemple, savent qu’après une émotion trop intense (dûe à l’annonce d’une bonne ou mauvaise nouvelle), ils sont susceptible de réagir par une crise d’asthme.  En fonction de la raison pour laquelle se manifestent les allergies respiratoires ou d’asthme, les plantes qu’il vous sera recommandé de consommer varieront. Et puisque l’herboristerie tente, non pas de soigner des symptômes, mais des personnes, des nuances de protocoles sont indispensables.   Quelles plantes utiliser pour lutter contre ces effets indésirables ? L’ortie:    Puissant antihistaminique naturel qui a la force de réguler tout le système, l’ortie est une plante nutritive riche en fer, en protéines, en vitamine C et en magnésium. Alcalinisante, elle régule les symptômes liés à l’acidification.  Contrairement à d’autres plantes, lors d’une cure, elle ne nécessite pas de temps de pause. On en consomme principalement la feuille en tisane, en poudre ou en jus.  La camomille:    La camomille étant réputée pour sa douceur gustative, nombreux sont ceux qui en sous-estiment sa puissance. Pourtant, sa douceur ne retire rien à sa force. Possédant des grandes capacités anti-inflammatoires sur toutes les muqueuses, elle est composée de principes actifs tels que les chamazulènes. Ceux-ci ont des propriétés antihistaminiques qui luttent contre la vasoconstriction des bronches, permettant ainsi d’améliorer la respiration.     Le sureau:    Cette plante contient des principes actifs qui lui procurent des propriétés diurétiques, anti-inflammatoires, antihistaminiques et antivirales. Elle est également expectorante, permettant de déloger le mucus présent dans les bronches, le sinus, etc.  On utilisera soit les fleurs, soit les baies, en fonction des besoins. Beaucoup sont ceux qui la considère comme une plante immunostimulante. Pour ma part, elle appartient plutôt à la catégorie des plantes immunomodulatrices.  Comme je vous l’expliquais dans l’un de mes précédents articles “les plantes de l’immunité”, les immunostimulantes ont parmi leurs fonctions de stimuler l’immunité. Or, dans le cas des allergies respiratoires, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire puisque le système immunitaire est déjà en surréaction. Pour ces raisons, je vous déconseille par exemple de suivre une cure d’échinacée pour vos allergies respiratoires vu que c'est une plante immunostimulante.  Quant au sureau, les baies ont des vertues immunomodulatrices plus importantes que les fleurs. Ainsi, quand l’immunité est trop basse, elle la remontera et lorsqu’elle est trop haute, elle la calmera. Le sureau, tout comme l'ortie et la camomille allemande, sont des ressources locales (pour la Belgique en tout cas). Elles sont à portée de main, poussent sous nos pieds et sont peu onéreuses. Apprendre à les utiliser renforce notre résilience sanitaire. ​

Entraîner son immunité : 3 moyens accessibles et efficaces​

Cela fait plusieurs semaines que vous êtes matraqués de toutes parts avec des conseils pour renforcer votre système immunitaire. Et vous l’aurez compris, ce n’est pas en vain. Il est votre arme fatale contre les agressions extérieures. Un système immunitaire en bonne santé est un système capable de combattre les agents pathogènes qui tentent d’atteindre et d’envahir votre organisme. Bien que les virus et les infections soient inévitables, un système immunitaire bien armé est un système équipé pour les combattre lors de leur intrusion. Et ce qui fera toute la différence entre une immunité efficace et une immunité défectueuse : c'est l'entraînement!  Tandis que l'épidémie du COVID 19 ne cesse de faire de faire parler d'elle, ceux qui comprennent ce qu'est réellement l'immunité ont une longueur d'avance. Son maintien et sa performance ne dépendront que de l’attention que vous lui porterez. A l’heure où votre système est mis à rude épreuve, vous êtes invités à redoubler d’efforts et à en prendre grande soin! Dans , j’abordais avec vous les différentes plantes de l’immunité et leurs nuances importantes pour s’accompagner efficacement des plantes. Aujourd’hui, et dans la continuité, je partage avec vous trois précieux conseils, simples et faciles, pour autant qu’ils soient appliqués de manière assidue. Notre système immunitaire ne se travaille pas au moment où un virus l'attaque, ce n'est pas un interrupteur que vous allumez subitement. Il s'agit plutôt du travail d'une vie. D'un mode de vie.  1. Le jeûne   Credit photo from freefoodphotos.com  Les vertus du jeûne ne sont plus un secret pour personne. Pratiqué pour des raisons religieuses ou médicales, le jeûne peut être accompli de différentes manières. En effet, bien que certains soient plus populaires que d’autres les bienfaits des différents types de jeûne sont nombreux. En plus de nettoyer l’organisme de ses toxines, le jeûne aide à:  améliorer le fonctionnement du corps et du cerveaupurifier la peau et ralentir son vieillissementlutter contre les allergies, la dépression et le développement des cellules cancéreusesperdre du poidslutter contre les maladies cardio-vasculairesaméliorer la concentration  Et dessus tout, le jeûne permet d’améliorer nos défenses immunitaires et permet à l’ensemble du système de se régénérer. En effet, lorsqu’on arrête de s’alimenter pendant plusieurs heures, l’estomac et le pancréas sont mis au repos, laissant le foie et les parois de l’intestin se régénérer. La flore intestinale peut enfin se rééquilibrer. Alors que de nombreuses études ont démontrés que 4 maladies sur 5 sont dues aux excès de toxines dans le corps, le jeûne est allié considérable pour se protéger et agir sur l'immunité.  2. La douche froide   Photo by from Brodie Vissers from Burst Et oui! Sur ce coup-là grosse sortie de la zone de confort, surtout en hiver, et pourtant ses bienfaits sont indéniables. Une bonne douche froide (entre 12° et 18°), tous les matins, pendant 10 à 15 minutes et votre immunité ne s’en portera que mieux!  La première sensation de l’eau froide sur votre corps vous fait comme l’effet d’un “ choc”, une sensation de froid intense, s’accompagnant d’une respiration inhibée. Ce choc est dû au fait que les vaisseaux capillaires se contractent, poussant le sang vers les organes internes (dont les poumons). Mais quelques secondes suffisent pour que la température devienne supportable, D’ailleurs, une fois sortie de l’eau, vous ressentez la chaleur revenir à la surface du corps, c’est l’effet de “rayonnement”. Les bienfaits de la douche froide sont nombreux:  elle améliore toutes les fonctions corporelleselle diminue la fatigue elle augmente le tonus des tous les tissus et la résistance vitale du corpselle favorise  la bonne humeurelle améliore les facultés intellectuelleselle stimule le système immunitaire La  douche froide peut par contre être déconseillée aux personnes qui ont une faible vitalité.   3. La cure de calendula  Petite découverte “herboristique” du jour pour ceux qui ne le savent pas,  voici la plante dont internet ne vous parlera pas si vous tapez le mot "immunité" dans votre moteur de recherche. Car comme je vous l’expliquais dans mon précédent article, le problème d'internet est de vouloir simplifier, voir sur-simplifier l'herboristerie.  Remède réputé à une époque, le calendula était utilisé comme un tonique hivernal. Il avait la réputation de garder l’immunité en éveil. Populaire aujourd’hui pour son utilisation en cosmétiques grâce à ses vertus apaisantes et régénérantes,  le calendula (aussi appelé souci), promet douceur et souplesse. Cependant cette plante est, bien évidemment, tellement plus que cela! En effet, cette petite merveille contient des polysaccharides (un glucide naturel) qui ont un rôle immunostimulant. C’est également une plante lymphatique: elle aide à décongestionner la lymphe (qui a pour rôle l'épuration des déchets de l'organisme et la défense contre les agents infectieux), à promouvoir sa circulation et éliminer le surplus de toxines qui y circulent.  Ces actions sur la lymphe, en plus de ses propriétés virucide, bactéricide, fongicide et diaphorétique, donnent au souci des jardins une efficacité dans le traitement de toutes les infections. C'est en réalité une excellente antivirale ! Vous l’aurez compris, prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de son système immunitaire. Bien que la tendance est à se faire du bien en accordant une attention particulière à l’apparence extérieure, notre intérieur est lui parfois délaissé. Pourtant, notre condition et notre bien-être dépendent de lui. L’aider et le soutenir  dans sa fonction quotidienne n’est pas un luxe, mais une nécessité. De nombreux moyens pour booster votre système sont possibles, toutefois les gestes quotidiens et de bonnes habitudes de vie sont incontournables. Et il n’est jamais trop tard pour commencer!​

Les plantes de l'immunité​

Me voilà de retour! Même si je n'avais pas réellement disparu. Active virtuellement sur les réseaux sociaux et donnant le meilleur de moi-même pour vous accueillir en boutique, je l'avoue, mon blog a quand même été quelque peu délaissé.  Aujourd'hui me voilà reboostée afin que ce bel outil devienne un moyen supplémentaire de faire découvrir aux plus curieux d’entre vous l’herboristerie. J’aspire à vous partager ma passion pour que les plantes deviennent vos alliées au quotidien. C’est un peu mon rôle d’herboriste me direz-vous. Oui, mais pas seulement. J'aurais d'autres occasions de vous parlez plus en détail de tout ce que fait un.e. herboriste. Mais pour l'instant, ma priorité est que vous puissiez utiliser cette médecine ancestrale pour développer votre autonomie à la santé par les plantes.   Préservez votre santé au naturel  Herboriste depuis plus de dix ans maintenant, j’ajoute à ma profession quotidienne la casquette de thérapeute, et voilà que toutes ces rencontres m'offrent un formidable aperçu des comportements humains. Entre ceux désireux de se remettre en harmonie avec les cadeaux de la nature et ceux qui cherchent à préserver leur santé en utilisant ses outils ancestraux, j'observe une belle palette de personnes désirant renouer avec les plantes. Et c’est exactement ce qui m'anime chaque jour : l’envie de partager, encore et toujours plus! Alors que la santé de millions de personnes est aujourd’hui mise en cause, entre autre par cette épidémie du COVID-19, nombreux sont ceux qui traversent le pas de ma boutique désireux de stimuler leur immunité par des moyens efficaces et naturels. Je ne vous cache pas que l’extraordinaire machine humaine est unique et complexe et que pour de meilleurs résultats, rien de mieux que d’envisager. Quand on parle de plantes médicinales et d’herboristerie, il est intéressant de poser certaines balises nécessaires à une bonne compréhension. Les amalgames étant nombreuses, j'aimerai, par respect pour votre corps et pour toutes ces merveilles de la nature, rétablir certaines confusions. Laissez-moi donc, le temps de quelques lignes, améliorer votre culture générale “ herboristique” afin de mieux vous accompagner au naturel.  Plantes de l’immunité, de quoi parle-t-on?   Comme je vous le disais, les confusions sont souvent nombreuses, entre autre lorsque l’on parle des plantes de l’immunité. Agissez en connaissance de cause et votre santé vous dira merci! D'autant qu’elle dépend directement de votre système immunitaire. Plus vous la comprendrez et plus votre immunité aura les ressources nécessaires à votre protection. Souvent, un déséquilibre, des carences, des déchets ou des toxines non-éliminées, des surcharges qui s’entassent, une hygiène de vie négligée et voilà que tout notre système est fragilisé! De ce fait, en cette période d'épidémie, les demandes quant au renforcement de l’immunité abondent! En herboristerie, lorsque l’on parle de renforcement immunitaire, on se réfère inévitablement aux plantes de l’immunité. Il est important d'apporter ici de la nuance. Ces plantes se distinguent en deux catégories: les immuno-modulatrices et les antimicrobiennes.  1. Les plantes immuno-modulatrices  Les plantes immuno-modulatrices sont celles qui soit stimulent soit freinent les réactions de votre système immunitaire. En d’autres termes, elles peuvent renflouer les réserves immunitaires tout autant qu'elles peuvent restaurer un système fragilisé. Mais elles ne peuvent pas remplacer une hygiène de vie que vous n’avez pas. Elles s’utilisent sur un moyen terme (trois à six mois) et réalisent un travail de fond. Si vous souhaitez agir de manière préventive, ces plantes sont idéales. Quelques exemples de plantes immuno-modulatrices:  les champignons médicinaux (reishi, shiitake, maitake,...) sont d’excellents immuno-modulateurs. Grâce à leur teneur élevée en bêta-glucanes, ils sont de précieux  alliés pour le bon fonctionnement de votre système.   les plantes dites adaptogènes, qui permettront d’améliorer la résistance telles que l’astragale, l'ashwaganda, le tulsi, l'éleuthérocoque,... 2. Les plantes antimicrobiennes   Sans entrer dans des explications complexes, les microbes sont des micro-organismes de différentes sortes. Si certains microbes sont nos alliés, d'autres causent des maladies : on les appelle alors “pathogènes”. Les trois principales familles de microbes sont :  les levures et les champignonsles bactériesles virus Les antibiotiques de synthèses agissent sur toutes les bactéries : celles qui sont à l’origine de l’infection autant que vos bactéries alliées. Les plantes antimicrobiennes, au contraire, préservent nos bactéries amies et donc notre terrain. A l’inverse des immuno-modulatrices, les plantes anti-microbiennes se consomment sur du court-terme. On estime qu’au bout de 7 à 10 jours, leur puissance aura eu le résultat escompté. Notez que souvent, dans l'univers des plantes médicinales, les plantes antivirales et antimicrobiennes sont les mêmes. Le thym, par exemple, défendra notre organisme parce que c'est un excellent antibactérien et un excellent antiviral mais ce n'est pas un immuno-modulateur. Attention, consommé sur un long terme, le thym peut irriter les reins. N'oubliez jamais que ce n'est parce qu'une substance est naturelle qu'elle est sans danger! L’ail fait également partie de la catégorie des antimicrobiens. Il est un véritable allié pour notre santé et il agit comme un puissant antibiotique naturel, un antihypertenseur et il est capable de baisser le taux de cholestérol. Vous l’aurez donc compris, les plantes médicinales sont complexes. Les réduire à des contenus simplifiés à outrance sur internet leur fait perdre une partie de leur incroyable pouvoir et surtout les décrédibilise. Néanmoins, leur compréhension est tout à fait accessible pour toute personne désireuse de les apprivoiser. Photos by Sarah Pflug from Burst ​

Une pillule difficile à avaler

Depuis une quinzaine d'années, de plus en plus de femmes arrêtent la pilule contraceptive. J'ai très envie de vous en toucher un petit mot. J'ai envie de vous dire à quel point elle est banalisée et dans le même temps à quel point ses effets non désirés sont nombreux. Ce qui m'amènera inéluctablement à vous parler de la contraception au naturelle. Combien les méthodes sont variées, souvent complexes et décourageantes. La bonne nouvelle c'est qu'il existe des méthodes très simples et très efficaces. J'ai aussi envie de vous dire à quel point c'est démesuré la façon dont nous, les femmes, sommes systématiquement et profondément désinformées sur ces deux sujets qui pourtant nous touchent de si près. Le véritable problème dans ce dossier n'est pas tant le nombre de dégâts que les femmes vont se prendre de plein de fouet. Personnellement ce qui me dérange le plus c'est que la désinformation a tellement bien fait son travail que des milliers de femmes vont diront qu'elles n'ont pas le choix. Pas le choix de prendre la pilule. « Il n'y a pas d'autres alternative fiable ». Pas d'autre choix que de payer le prix fort. Pas d'autre choix que de sacrifier sa libido, pour la plupart, sur l'autel du contrôle des naissances. Je trouve cela fort cher payé, surtout quand on sait qu'il existe plusieurs autres possibilités. Bref. Il y a environ quatre ans j'ai arrêté de prendre la pilule. Cette décision je l'avais bien réfléchie, bien préparée et elle avait fait l'objet de plusieurs discutions avec mon époux. En fait nous avons dû explorer mes peurs et les siennes avant de continuer à avancer sur ce chemin-là. Le premier constat fut donc que la contraception naturelle se vit à deux. Finalement ça tombe sous le sens. Ensuite ce qui m'a le plus frappé au fur et à mesure des mois qui s'écoulaient c'est à quel point je récupérais mes sensations, mon corps et mes ressentis. Je pouvais de mieux en mieux me reconnecter à mon cycle, en accueillir les différentes phases et même les exploiter. Alors oui, parlons de cette pilule, de ce médicament. Pourtant à chaque fois que je demande à une femme sous pilule si elle prend un médicament sa réponse est toujours négative. De plus les pilules contraceptives contribuent au problème des perturbateurs endocriniens. Donc lorsque j'anime des formations à la contraception naturelle je suis l'heureuse témoin de femmes qui non seulement observent la fin d'une série d'effets non désirés : humeur maussade, pertes de cheveux, prise de poids, pensées confuses, hypertension, fatigue chronique, anémie, migraines, infections urinaires et vaginales. Mais également ont diminué le risque de voir leurs hormones s'affoler : troubles thyroïdiens, cancer du sein, cancer de l'utérus, troubles ovariens, kystes ovariens et endométriose. Et pour parler franchement, il existe une telle chape de plomb autour de cette pilule que seront également volontiers passés sous silence les liens avec les thromboses, le diabète, le cholestérol et les allergies alimentaires. Forte de mon expérience, je peux vous dire que le comptage reste la plus solide des méthodes. Le comptage, avec ou sans applis sur votre smartphone pour vous accompagner, mais toujours combiné à une seconde méthode. L'idée étant principalement d'éviter les protocoles ultra complexes et pas à la portée des femmes actives tels que : la symptothermie, la prise de la température basale, la glaire cervicale, etc. Car oui, la femme est changeante et c'est là sa véritable force. Jamais cela ne devrait être perçu comme une faiblesse. Et il est illusoire de s'acharner à vouloir façonner les femmes à la constance.    Pour aller plus loin : « J'arrête la pilule », Sabrina Debusquat, Ed. LLL« La femme optimale », Miranda Gray, Ed. Le courrier du livre  Végétalement Vôtre c'est aussi la possibilité d'être accompagné  pour : un souhait de conceptionl'arrêt de contraceptions hormonalesde la fatigue chroniqueun cycle menstruel en déséquilibre ​

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