Les fleurs de bach

  Je reçois souvent en boutique des personnes qui souhaitent se procurer des fleurs de Bach alors qu’ils ne savent pas toujours qu’il en existe 38 et que chacune sert un objectif différent. Et, vous le savez à présent, mon objectif premier est de sensibiliser ma communauté à l’autonomie à la santé et à faire usage des plantes en pleine conscience.  Je prends donc le temps de relire l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les fleurs de Bach. Mais, avant de s’attarder sur leur usage, les comprendre nécessite de revenir sur la démarche de celui qui en est l’auteur, Edward Bach.  Edward Bach, fondateur des fleurs de Bach Célèbre médecin et homéopathe britannique, Edward Bach fait partie de ceux, à l'instar d'Hippocrate, qui considèrent qu’il n’existe pas de maladies mais des malades. Selon lui, le psychique influence le système immunitaire et c’est ce qui développe les maladies. Il vouera sa vie à chercher des remèdes qui aident le malade à retrouver son équilibre mental.  Dans son laboratoire, il met au point des vaccins intestinaux issus de bactéries de la flore intestinale qu’on appellera les sept nosodes. Son expérience et ses recherches lui feront établir 7 groupes d’états d’esprit chez l’être humain et sept groupes spécifiques de bactéries. Dès 1930, accompagné de son assistante, il passera tout son temps en pleine nature, à la recherche de fleurs sauvages qui lui permettront de mettre au point sa nouvelle méthode de soin.    Au terme de ses recherches, il aboutira à 38 préparations florales qui agissent chacune sur un état émotionnel particulier (tristesse, colère, peur …) et qui permettent de rétablir l’équilibre intérieur. Il les répartira en sept groupes, qui correspondent aux sept nosodes:  les fleurs de Peurles fleurs d'Incertitudeles fleurs de Manque d'intérêt pour le présentles fleurs de Solitudeles fleurs d'Hypersensibilité aux influences et aux idéesles fleurs d'Abattement et Désespoir les fleurs de Souci excessif du bien-être d'autrui  A celles-ci s'ajoute une 39e préparation, la plus célèbre d’ailleurs, qui est un mélange de 5 fleurs, c'est le fameux Rescue. Aujourd’hui encore, les fleurs de Bach Original sont fabriquées selon le processus mis au point par le docteur Bach en 1930. A l’époque déjà, il recueillait les pétales de fleurs qu’il avait cueillis dans de l’eau de source et les exposait au soleil afin d’en extraire la quintessence curative. Ce processus de solarisation s’applique toujours pour 20 des 38 fleurs. L’autre processus d’ébullition appliqué pour les 18 autres fleurs consiste à faire légèrement bouillir l’eau dans laquelle reposent les fleurs, jusqu’à l’obtention d’un léger frémissement.  Une fois toutes les solutions filtrées, elles sont diluées à 50% avec un alcool pour une meilleure conservation. Il obtenait ensuite une teinture-mère qui était à nouveau diluée pour être commercialisée. Ce processus est resté à ce jour identique et est d’application pour la commercialisation des Fleurs de Bach original.  Cependant, des versions sans alcool sont aujourd’hui disponibles comme celles que vous trouverez chez Végétalement Vôtre. Les fleurs de Bach, à quoi servent-elles?    Pour Bach, c’est l’énergie de la fleur qui a un effet thérapeutique. Ces élixirs ont donc pour objectif d’apaiser les émotions négatives qui nous envahissent et qui sont à l’origine du déséquilibre. Ils stimulent la qualité nécessaire pour revenir à l’équilibre émotionnel. En d’autres termes, ils permettent à celui qui s’en procure d’agir sur son corps et de stimuler sa force vitale. Si vous souffrez de dépression, de peur ou d’anxiété, que vous avez vécu un choc émotionnel ou encore que vous souhaitez agir contre une fatigue incessante, un manque d’intérêt, un manque d’assurance ou des sautes d’humeur, les fleurs de Bach peuvent être d’un soutien considérable.  Bien choisir son élixir est important, d’autant qu’il est possible d’en associer jusqu’à 7 à la fois et que pour chaque émotion, il existe une fleur. L’élixir à prescrire doit être défini en fonction du tempérament et de la personnalité de la personne. C’est pour cette raison que je conseille de consulter un spécialiste avant d’en faire usage, même si vous estimez avoir fait votre propre évaluation. Les émotions sont bien souvent complexes et elles se superposent. Certaines se retrouvent donc enfouies et plus difficilement identifiables. Un thérapeute ou un praticien pourra par exemple adapter la posologie et le temps de prise en établissant au préalable un profil, il pourra s’attarder sur les raisons de votre venue, votre histoire, vos symptômes, etc.  L'approche la plus appropriée est de partir de vos symptômes pour vous aider à trouver l’élixir adéquat. Le remède doit correspondre à un ressenti présent et cibler l’émotion qui se trouve en déséquilibre. Quelques exemples: contre la dépression: qu’elle soit présente depuis longtemps ou qu’elle soit passagère, il est important de déterminer les sentiments ressentis, puisqu’il est possible de combiner plusieurs essences. Est-ce plutôt un sentiment de tristesse, une hypersensibilité ou un découragement? En fonction, il sera conseillé par exemple de prendre la fleur châtaignier si on a le sentiment que l'on y arrivera jamais malgré l’acharnement quotidien, l'étoile de Bethléem qui console et réconforte lorsque l’on se sent triste et malheureux après à un choc ou encore le saule  qui aide à accepter ses responsabilités et à prendre sa vie en main.  contre les insomnies: on conseillera le tremble pour rassurer et favoriser la tranquilité, le marronier blanc pour apaiser les pensées incessantes ou encore la verveine pour calmer la surexcitation. pour soutenir la mémoire: si vous avez du mal à vous concentrer et que vous avez besoin de moins vous éparpiller et d’être plus attentif, le bourgeon de marronnier ramène au calme mental, tandis que le chèvrefeuille ramène l’attention sur l'instant présent, alors que l'alène permet d'avoir une meilleure performance mentale et aide à focaliser son attention pour ne pas s'éparpiller.  Voici un bref récapitulatif des 38 fleurs mises au point par le Docteur Bach:       L' aigremoine pour accepter ses défauts et ses qualités Le Trembleaméliorer la confiance en soi  l'Hêtre pour favoriser l’indulgence et la tolérance Centauréeavoir du répondant de la sagesse  Plumbago ne plus douter de soi-même et de son jugement Prunuspour ne plus perdre son sang froid en toutes circonstances bourgeon de Marronnier pour prendre conscience de ses erreurs et en tirer des leçons  Chicoréecombattre l’égoïsme  Clématite être plus réaliste et avoir les pieds sur terre Pommier sauvagepouvoir s’accepter et purifier la mauvaise image que l’on a de soi  Ormeaide à être plus efficace, mais aussi à savoir lâcher prise au bon moment  Gentiane ouvre les portes de la persévérance et du courageAjonc  lutte contre le désespoir et le pessimismeBruyère développe l’altruisme et vous aide d’être à l’écoute des autresHoux lutter contre la haine, la suspicion, la colère Chèvrefeuille au revoir la nostalgie  Charme savoir retrouver son entrain et savoir « rebondir » Impatienslutte comme son nom l’indique, contre l’impatience  Mélèze aider à être déterminéMimule contre la timidité et la peur Moutarde  lutte contre la tristesse sans cause précise Chênefavoriser la force et la constanceOlivier se ressourcer face à l’épuisement  Pin Sylvestre procurer l’humilité et la capacité de jugement Marronnier rougelutter contre la peur pour autrui  Hélianthème contre la terreur, les peurs paniques Eau de Roche apprendre à être moins dur et strict Scléranthe pour être moins indécis Dame de Onze Heureslutter contre le chagrin et les peines  Châtaignier contrôler des émotions Verveineêtre plus modéré dans le comportement  vigne respecter autrui Noyer se sentir protégerViolette d'eau pour lutter contre la solitudeMarronnier Blanc calmer le flot des idées Avoine Sauvage  donner de l’ambition Eglantierrendre plus dynamique et enthousiasteSaulereconnaître ses responsabilités et ne plus s'apitoyer.   Enfin, même si j'ai pu par moi-même constater de beaux résultats sur certains patients grâce aux fleurs de Bach, il est important de comprendre que le réel changement ne pourra être entamé que par vous et votre force intérieure. Le pouvoir des fleurs de Bach c'est de vous soutenir dans votre progression vers un meilleur équilibre.   

Fatigue surrénale, de quoi parle-t-on? ​

  Combien n’ont pas été consulter pour des symptômes que le corps médical a banalisés ou sur lequel ils ont posés le mauvais diagnostic?  Une fatigue intense, une prise de poids, de l’anxiété, une perte de cheveux importante, des symptômes liés à  la thyroïde, vous vivez ces maux au quotidien mais malgré les nombreuses prises de sang et les différents spécialistes consultés, la réponse est toujours la même: “ vous n’avez rien Madame/Monsieur, tout est en ordre!”.  Et pourtant, le quotidien est difficile et vous en souffrez parfois profondément.Mais alors, qu'avez-vous?  De plus en plus de patients souffrant de ces symptômes, des praticiens de médecines alternatives américains ont récemment  fini par poser le terme de fatigue surrénale pour qualifier ce dont souffre de plus en plus de personnes aux Etats-Unis et partout ailleurs. Selon la célèbre herboriste Aviva Jill Romm, auteur du livre Adrenal Thyroid revolution, la fatigue surrénale n’existe pas. Et à travers l’un de ses articles très détaillé, elle nous explique pourquoi. En voici un bref exposé. Le terme de fatigue surrénale est souvent contesté pour deux raisons: Elle n’est basée sur aucune preuve scientifique, du coup elle est très rapidement écartée par les médecins.  En réalité, les glandes surrénales ne se fatiguent pas. A moins d’être atteint de la maladie d’Addison qui cause effectivement une insuffisance surrénale dû au fait que les glandes surrénales cessent de produire du cortisol. Par conséquent,  une fois que cette maladie est écartée, la médecine conventionnelle  considérera que vos glandes surrénales se portent bien. Parce qu’en médecine conventionnelle, soit vous êtes malade et cela peut se prouver un diagnostic,  soit vous allez bien. Au pire, vous souffrez de stress, de dépression ou d’anxiété.  Comme l’explique Aviva Jill Romm, c’est soit blanc, soit noir. Or, les symptômes que vous ressentez se situent souvent dans la zone grise, non considéré par le corps médical. Le même processus était d’application pour ce que l’on appelle aujourd’hui la fibromyalgie. Il y a dix ans à peine, des centaines de femmes souffrant de cette maladie étaient soit considérées comme hypocondriaques, soit traitées à coup d’antidépresseurs et d'une prescription pour aller suivre une psychothérapie.     Aujourd’hui, avec l’accessibilité de l’information sur le net, nombreux sont ceux qui tapent leurs symptômes sur Google pour trouver ce qu’ils ont. Dans le cas de la fatigue surrénale, les symptômes qu’ils ressentent sont: FatigueProblèmes de sommeilIrritabilité, anxiété, mal être Envie de sucres, lipides, caféine ou selPrise de poids, en particulier autour de votre tailleÊtre malade plus souvent qu'auparavantProblèmes hormonauxBrouillard cérébral, oubliProblèmes digestifsLes symptômes de Hashimoto ou une autre maladie auto-immune Cela peut aller d’une sensation de fatigue à un profond épuisement.  Vous vous retrouvez dans la plupart des symptômes et vous avez consulté pour y remédier mais en vain? Et bien, sachez que vous n’êtes pas seul.e.  Cela ne se passe pas uniquement dans votre tête. Sauf que les médecins ne reconnaissent pas vos symptômes et d’autres praticiens les appellent à tort  «fatigue surrénalienne».  La charge allostatique   Selon A. Jill Romm, il s’agit en réalité de “charge allostatique”. Les humains ont une incroyable capacité à s'adapter à différents environnements et à rester en bonne santé. Sauf que lorsque l’environnement dans lequel ils vivent commencent à dépasser leur capacité à suivre - comme c’est le cas avec : le stress intense auquel nous sommes soumis, la charge de toxines environnementales sur nos systèmes, la surstimulation électronique qui nous empêche de dormir suffisamment la nuit, l’impact des régimes modernes, l’exposition aux antibiotiques pour notre microbiote, nos régimes alimentaires qui causent des inflammations chroniques - des choses commencent alors à se dérégler dans notre corps. Lorsque votre corps est exposé de manière chronique au stress, s’en suit une usure qu’on appelle la charge allostatique.  Lorsque notre système nerveux déclenche son mécanisme de réponse au stress, sollicitant au passage les glandes surrénales, il se met en vitesse supérieure, voire en mode “speed”. Ces glandes surrénales commencent alors à pomper l’hormone appelée cortisol et de l'adrénaline. Le corps se retrouve alors en “lutte” ou en “fuite”, causant de l’anxiété, de l’agitation ou des insomnies chez certaines personnes. Chez d’autres, cette exposition constante au cortisol leur fait prendre du poids autour de la taille, leur rend le cerveau brumeux, leur donne des envies de sucre, de sel ou d’aliments gras et peut provoquer des pensées négatives. Cette surexposition  peut également faire augmenter la glycémie, perturber l’insuline, déséquilibrer tout le système hormonal, réduire la libido et supprimer complètement la fonction thyroïdienne. Par ailleurs, la graisse abdominale favorisée par cette charge allostatique est également inflammatoire. C’est un centre de signalisation qui communique à votre cerveau le message de consommer plus de sucres et de glucides. Votre corps demande alors à manger, encore et encore. Cela apaise temporairement la réaction au stress, mais très vite, le stress recommence. Cette surcharge affecte également les hormones de reproduction car elle détourne les hormones de la production d’oestrogène, de progestérone et de testostérone pour produire plus de cortisol.  Quant à la surconsommation d’adrénaline, elle provoque aussi le resserrement de nos vaisseaux sanguins, causant une anxiété chronique et une perturbation de la digestion, des gaz chroniques, des ballonnements, des malaises digestifs et le syndrome du côlon irritable. Trop, c’est trop! Sauf que, aussi puissant soit-il, le corps a ses limites et il ne peut pas supporter ces surcharges éternellement.  Par épuisement, et incapable de supporter cela plus longtemps, des problèmes plus sérieux peuvent alors apparaître. Votre cerveau finit par dire à vos surrénales que cela suffit et, à leur tour, vos surrénales réduisent la production de cortisol et d'adrénaline. Une fois cette baisse de production activé, votre corps ne combat plus aussi bien les inflammations. Vous ressentez alors des courbatures,  des douleurs et des insomnies répétitives. Le faible taux de cortisol censé vous aider à vous sentir frais et efficace le matin devient celui-là même qui vous empêche de vous réveiller le matin, peu importe le nombre d’heures passées à dormir ou il vous fait sentir exténué.e tout au long de la journée.  Vous l’aurez compris, tout cela n’est pas dû au fait que vos surrénales sont épuisées. Vous êtes épuisé et ce sont vos glandes surrénales qui réagissent à cet état de stress constant.   Exposé à cet état pendant une longue période, vous pouvez développer des maladies beaucoup plus graves telles que le diabète, de l’hypertension artérielle et un taux de cholestérol élevé. Il devient même possible de développer des maladies de Hashimoto ou d'autres maladies auto-immunes associées à une charge allostatique. Vos règles, votre fertilité ou votre désir sexuel peuvent disparaître et vous risquez une ménopause précoce. Quant à la dépression, à l'anxiété ou la baisse de motivation que cela peut occasionner, elles peuvent réellement entraver votre bonheur et votre réussite. Réflexions finales Comme rien n’est fatalité, une prise de conscience accompagnée d’une prise en charge à temps peut inverser la tendance. Cette charge surrénale n’est pas uniquement le résultat du stress que nous vivons tous au quotidien. Elle s’ajoute au reste et renforce les conséquences de notre alimentation, des toxines environnementales, de notre santé intestinale, de notre état inflammatoire et de notre physiologie de réponse au stress. Il est également important d’exclure le fait que ces symptômes ne sont pas en lien avec d’autres maladies comme l'anémie par exemple. Mais si vous êtes sûr que tout ce qui vient d’être expliqué correspond précisément à vos symptômes et à ce que vous vivez au quotidien, vous souffrez probablement de charge allostatique.  Vous pouvez alors envisager un protocole de guérison à travers une approche naturelle complète pour recouvrir la santé. Parlez-en à votre diététicienne holistique, à votre naturopathe ou à votre herboriste-thérapeute.  Lien source: https://avivaromm.com/adrenal-fatigue-real-thing/  ​ 

Quelles plantes durant la grossesse ? 

 Etre enceinte, en voilà une aventure!   Tout change! Vos perspectives d’avenir, votre façon de voir la vie, votre rapport à votre corps, votre quotidien et cela sans parler des changements majeurs et irréversibles qui seront présents une fois que bébé sera là! Les nausées, les remontées acides, la constipation, les jambes lourdes, le nerf sciatique, les insomnies, les douleurs dorsales et la liste est longue de ce que peuvent vivre les femmes enceintes. D’autres symptômes sont quant à eux d’ordre psychique comme la dépression, les crises d’angoisse, etc. En générale, au cours des consultations avec la sage-femme et la gynécologue, ces différents maux sont évoqués et des pistes médicamenteuses sont parfois envisagées.  Vous vous en doutez, en tant qu’herboriste, j'aime vous faire découvrir d'autres chemins. Je ne dis pas non plus que dans certains cas, ce n'est pas nécessaire. J’invite juste les femmes à faire usage des méthodes plus naturelles lorsque les circonstances le permettent.  Beaucoup de mythes entourent la grossesse. Les astuces, les remèdes et les différentes techniques pour se débarrasser des différents désagréments ou pour accélérer l’accouchement sont nombreux sur le net. Et il en est de même lorsqu’il s’agit des plantes. Je vous invite par ailleurs à regarder l’une de mes dernières vidéos sur le framboisier et la grossesse que j'ai postée précisément pour un peu mettre de l'ordre dans tout cela! Les raisons les plus fréquentes pour lesquelles les femmes enceintes souhaitent consommer des plantes sont souvent: les nauséesles vomissementsles infections urinairesles problèmes gastro-intestinaux  la stimulation du travail Et par la suite:  les problèmes de lactationles hémorragies et les dépressions post-partum En effet, les plantes peuvent aider à l’amélioration des symptômes précités, mais attention à ne pas les consommer n’importe comment! L’article d’aujourd’hui a justement pour objectif la recherche d'une approche plus consciente des plantes et de leur utilisation lors d’une grossesse. Les plantes sont-elles un danger pour la grossesse?      En consultation ou au comptoir, les demandes des femmes à la recherche d'une plante miraculeuse sont diverses et variées: il y a celle qui cherche à user des pouvoirs des plantes pour augmenter sa fertilité, celle qui aimerait lutter contre les symptômes désagréables par l'une ou l'autre potion et celle qui souhaiterait un remède pour un accouchement sans douleur. Et puis, il y a celles qui ont lu des tonnes d’articles sur le net et qui viennent se procurer des plantes, sans avoir aucune idée de quoi faire avec.  Les plantes peuvent  être des alliées considérables, mais restons vigilants à les utiliser à bon escient et surtout, à consommer celles qui sont adéquates et dans les dosages efficaces. Car je le rappelle, ce qui est naturel n’est pas nécessairement sans danger. Je ne peux donc que vous inviter, surtout lorsque vous portez la vie en vous, à faire attention à votre santé et à celle de votre enfant. Tout le savoir que nous avons sur la consommation des plantes et des herbes pendant la grossesse provient de preuves historiques, empiriques et observationnelles. Certaines études pharmacologiques et animales viennent parfois s’y ajouter. Les plantes ayant des effets secondaires ou des risques de danger sur la grossesse sont minimes et lorsque cela se produit, il en ressort très rapidement que l’utilisation ou le dosage n’ont pas été respectés. Mais je préfère avertir : cela n'exclut pas le fait qu’un risque existe malgré l’absence de preuves. Il est possible parfois de se rendre compte qu’un effet secondaire était dû à la plante uniquement après que l’on ait arrêté sa consommation ou après avoir cessé de la consommer en synergie avec d’autres plantes par exemple. Cependant, le principe appliqué aux médicaments n’est guère différent. De nombreux médicaments  sont prescrits aux femmes enceintes sans pour autant qu’ils aient été prouvés sans danger. Le principe qui consiste donc à être entièrement à l’écoute de son corps et des signaux qu’il nous envoie prévaut en toute circonstance. Comme je le répète souvent, il n’existe pas une seule et unique plante pour une problématique donnée. Les herbes peuvent avoir tellement d’effets différents d’une personne à l’autre qu’il est impossible d’appliquer une seule théorie pour tous les êtres humains.  Les écoles de pensée sur l’utilisation des plantes pendant la grossesse divergent. Pour certains, elles sont à proscrire lors d’une grossesse tant que les études scientifiques ne permettent pas de prouver que le danger est nul. Pour d’autres, elles peuvent être une source considérable de nutriments pendant la grossesse et peuvent soutenir la santé de la femme enceinte ainsi que sa fonction utérine. Pour d’autres encore, il s’agit d’évaluer le risque/bénéfice en tenant compte du degré de sécurité de chaque plante, de la gravité du symptôme ou de la condition et d’en faire le parallèle avec la sécurité que propose l’approche médicale conventionnelle.  Bien évidemment, l’herboristerie n’a pas les pleins pouvoirs. Certains cas devront par conséquent impérativement bénéficier d’un suivi médical attentionné tel que lors de saignements vaginaux importants et persistants par exemple ou une rupture des membranes avant 37 semaines ou encore des douleurs pelviennes ou abdominales sévères, des maux de tête accompagnés d’une vision floue, etc.   Que prendre en compte pour une utilisation des herbes pendant la grossesse?  Comme beaucoup de choses qui sont à éviter lors des 3 premiers mois, la prise de plantes et d’herbes est déconseillée durant cette période. Pour la suite de la grossesse, on optera pour des plantes douces et réputées pour être sans danger, le tout de manière modérée. Leur consommation aura en priorité pour objectif d'amener un apport nutritif. Je fais notamment référence au framboisier, à la menthe verte, à la camomille, l’ortie, la mélisse,etc.  Si vous avez des symptômes particuliers, des désagréments, etc. et que vous souhaitez y remédier naturellement, ne vous lancez pas seule dans une cure sans l’avis de votre herboriste, de votre sage-femme ou d’une personne formée à l’utilisation des plantes. Et surtout dès le moindre effet secondaire, consultez-les et arrêtez la prise de plantes!  En plus de votre grossesse, il est possible que vous tombiez malade, comme tout le monde, en attrapant une grippe, un rhume, un mal de tête, une indigestion, etc. pour lesquels la consommation de plantes pourra vous être tout aussi utile et inoffensive que certains médicaments en vente libre. Ce tableau reprend des exemples de plantes qu'il est possible d'utiliser lors d'une grossesse:  traduit de l'anglais :https://avivaromm.com/wp-content/uploads/2015/03/Herbs-safe-in-pregnancy.jpg  Par contre, d’autres plantes sont à éviter, voire interdites lors d’une grossesse. Dans certains cas, il faudra ne les consommer que lors d’une très courte période et uniquement si cela est nécessaire. Pour d’autres, elles seront à proscrire absolument.  Dans le cas de la réglisse par exemple, elle peut être consommée pour un mal de gorge par exemple, le temps d’une semaine. A plus long terme, elle deviendra contre-indiquée, surtout si vous souffrez d'hypertension. Son utilisation excessive pouvant provoquer une naissance prématurée, les conditions d’utilisation sont à respecter scrupuleusement.  Quant à l’utilisation des plantes par voie vaginale par exemple (comme lors d’une infection vaginale), la plupart des plantes sont considérées comme inoffensives. Certaines, réputées pour être toxiques (le thuya, etc.) sont par contre déconseillées que ce soit pour une utilisation par voie interne ou vaginale. Pour leur utilisation par voie externe, votre herboriste sera plus apte à vous conseiller, en fonction des symptômes et du niveau de sécurité de la plante que vous souhaitez utiliser. Si vous souhaitez trouver un tableau détaillé des plantes à absolument éviter durant la grossesse, celui de Aviva Romm (en anglais) pourra vous informer plus en détail sur la raison de leur danger.     En conclusion    Avant d’entamer n’importe quel traitement, il est selon moi plus que nécessaire de revenir à un principe de base, celui qui consiste à faire confiance à notre corps. Certes, la douleur n’est pas la sensation la plus agréable qu’il soit. Mais rappelez-vous que votre corps de femme a été conçu pour porter la vie et la donner. Votre corps sait donc parfaitement gérer la mise au monde et le mode d’emploi est inné en lui. Par conséquent, je ne peux que vous inviter à entamer un réel travail de lâcher-prise, tant sur le contrôle que vous souhaitez avoir sur votre corps et la douleur qu’il pourrait vous faire ressentir lors de l’accouchement par exemple, que pour le stress que vous pourriez ressentir tout au long de la grossesse. L’élimination de ces deux facteurs pourra vous permettre de vivre votre moment agréablement et de mieux gérer la douleur. Mais surtout, n’oubliez pas de profiter de chaque moment de cette formidable aventure!    ​

Six astuces pour conserver efficacement ses plantes

 ​Si vous êtes un.e adepte des plantes, que vous en consommez régulièrement et que vous en avez assez pour composer vos remèdes, alors vous vous êtes certainement déjà demandé comment les conserver le plus efficacement possible. S’assurer de les maintenir dans les meilleures conditions c’est préserver leur puissance et toutes leurs vertus. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont souvent séchées, afin de pouvoir en faire un usage fréquent, sans se soucier de la saison. L'objectif ici n'est cependant pas de faire l'unique promotion des plantes séchées. En fonction de l'effet désiré, certaines plantes sont à privilégier fraîches. Il est important de distinguer les plantes qu'on fait sécher soi-même des plantes que l'on se procure chez l'herboriste et qui bénéficient d'une qualité de séchage professionnelle. Je reviendrai sur les quelques différences de conservation dans les points suivants. Cependant, les unes ne sont pas moins bonnes que les autres. L'achat des herbes en magasin spécialisé permet d'accéder à des plantes dont on est certain de l'identité, d'une qualité exempte de pesticides et d'un séchage qualitatif. Quant à ceux qui souhaitent le faire eux-mêmes, je ne peux que les encourager. Car, comme je le rappelle souvent, l'herboristerie a pour objectif d'amener les gens vers l'autonomie à la santé. Privilégiez tout de même une récolte loin des zones cultivées ou de toute pollution et par temps sec. Il ne sera pas non plus nécessaire de rincer les plantes à l'eau, sauf s'il faut nettoyer les racines des résidus de terre.   Pour vous permettre de stocker vos médicinales le plus consciencieusement possible, voici six conseils à mettre en application :  1. Le lieu de conservation L’humidité, l’oxygène, la lumière du soleil, la chaleur et le temps sont les principaux responsables de la dégradation de vos herbes séchées. Veillez donc à toujours les préserver dans un lieu sec, à l’abri du soleil. Quant au temps de conservation, il varie d’une plante à l’autre, et même d'une partie de la plante à l'autre. Les feuilles et les fleurs d’une plante séchée perdent, par exemple, plus rapidement de leur efficacité que les racines et les graines. En général, on parle d'un an de conservation vu que la nature nous redonne chaque année l'abondance pour la plupart des plantes.  2. Des herbes entières  S’il vous est possible de stocker l’herbe entière et de couper ou moudre au fur et à mesure la quantité dont vous avez besoin, votre herbe n’en gardera que plus longtemps sa fraîcheur et ses vertus. Ce mode de conservation n’est certes pas le plus facile et n’est pas toujours faisable. Certaines plantes seront plus facilement conservées entières que d’autres.   3. Un séchage de qualité Si vous cueillez des plantes fraîches et que vous souhaitez les sécher pour les conserver plus longtemps, veillez à ce qu’il n’y ai plus aucune humidité. Pour savoir si elles sont parfaitement sèches, il vous suffit de les frotter entre vos doigts. Si elles s’effritent et qu’elles sont comme “ croustillantes” au toucher, c’est qu’elles sont prêtes à la conservation. N’hésitez pas à les suspendre à l’envers ou à les poser près de votre radiateur par exemple pendant le temps de séchage.  Il est important que la température de la pièce reste stable et ne soit pas supérieure à 40°C. Au delà, certains composants médicinaux  et biochimiques des plantes peuvent être détruits, leur faisant perdre leur efficacité.  4. Les contenants L’oxygène a tendance à altérer l’efficacité des plantes. Privilégiez donc un contenant hermétique pour les conserver telles que des bocaux en verre ou des boîtes métalliques. Evitez de préférence le plastique qui pourrait libérer des composants chimiques dans vos herbes et qui favorise l'apparition d'insectes nuisibles. Veillez également à les maintenir dans un endroit à l’abri du soleil, dans un placard fermé par exemple. Certains utilisent également des bocaux en verre de couleur foncée pour empêcher toute lumière potentielle. Si vous procédez vous-même au séchage, je vous invite à les conserver dans un premier temps dans un pot en carton ou dans un sachet kraft. Cela permet de les laisser respirer dans le cas ou il resterait encore de l'humidité. 5. Un endroit frais et sec Les plantes séchées n’apprécient pas du tout la lumière et l’humidité. Pour augmenter votre durée de conservation, évitez de les laisser près d’une source de lumière ou d’humidité. Un cellier ou un placard sec feront parfaitement l’affaire.  6. Étiqueter  Nous sommes certainement nombreux à avoir plusieurs bocaux de thym (ou d’autre choses)  sans savoir quel est le dernier en date. C’est pour cette raison qu’il est important de prendre le temps d'y inscrire directement les dates. Certaines herbes ont des durées de conservation allant de 1 à 3 ans. Bien qu’une plante correctement séchée et stockée n’a pas de date de péremption, certaines perdent de leur puissance avec le temps et sont à remplacer pour une meilleure efficacité.  Pour résumer, sur vos bocaux, il vous faudra noter:  le nomle nom latinla date de récolte (si elle est connue)la date d'achat (le cas échéant) Vous l’aurez compris, pour leur permettre de nous offrir le meilleur d’elles-mêmes, nos plantes et nos herbes sont à choyer. Quelques gestes simples mais efficaces permettront de leur assurer une belle et longue vie.  

La dépression

 Selon l’OMS, “la dépression est un trouble mental courant se caractérisant par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de dévalorisation de soi, un sommeil ou un appétit perturbé, une certaine fatigue et des problèmes de concentration”. Autant dire qu’il s’agit de l’un des maux de notre siècle. A cet effet, j’ai eu le plaisir de découvrir un article des plus intéressants qui abordait la dépression d'une manière vraiment différente de ce que l'on lit habituellement. Le temps d’une vingtaine de pages, huit herboristes partagent leur vision sur ce trouble mental, apportent un regard nouveau et nous interpellent sur de nombreuses fausses perceptions de la dépression.  Depuis lors, je n'ai qu'une envie : celle de vous partager une partie de ce texte. La parution originale est en anglais, mais au vu de l’importance du sujet, je me lance pour une courte traduction. L’entièreté de l’article mérite d’être lu mais je retiendrais ici les propos de Caroline Gagnon qui m’ont le plus touchés. Caroline Gagnon est herboriste, professeur d’herboristerie, co-fondatrice et directrice de l’école d’herboristerie Flora Medicina, au Québec. Voici ce qu’elle nous partage:  La dépression revisitée " Si jamais vous avez déjà fait l’expérience d’un épisode dépressif, vous savez que c’est comme un paysage large et profond, aux dimensions et aux couches multiples qui se balancent et tourbillonnent autour de vous jusqu’à que ce que vous trouviez un chemin pour le traverser. Cependant, au lieu de regarder la dépression uniquement comme une maladie, pourquoi ne pas la voir comme un voyage vers un nouveau nous, vers notre vrai nous? Afin de réviser cela, prenons un peu de recul et regardons la dépression à travers un nouveau regard : celui de l’herboriste. Lorsque j’ai été invitée par Herbal Geek  pour écrire un article sur la dépression, beaucoup de choses me sont venues à l'esprit spontanément. Et parmi celles qu'il me semblait nécessaire d'aborder était la façon dont nous, en tant qu'herboristes, envisageons cette question difficile et ce qui influence nos choix de traitements. Mais avant d’en arriver là, explorons d’abord les points de vue culturels sur la dépression et les différentes causes physiologiques que nous pensons y être liées. Je souhaite également aborder la question de la médication et son impact sur la dépression. Approches culturels de la dépression Il y a un exemple très intéressant dans le livre "Crazy like us" où l’auteur explique comment les antidépresseurs ont été commercialisés au Japon au début des années 2000. GlaxoSmithKline, le fabricant de Paxil (Deroxat), s’est battu pour convaincre les japonais  qu'ils étaient dépressifs et qu'ils avaient besoin de prendre une pilule pour soigner quelque chose qu’ils ne percevaient pas comme une maladie. Par ailleurs, les japonais considèrent la capacité d’expérimenter une grande tristesse non pas comme un poids mais comme un signe de force et de distinction. Etant donné qu'ils sont moins enclins à prôner l’individualisme, ils ne considèrent pas les états internes comme une affliction individuelle mais plutôt comme une réaction à un environnement global, y compris le climat. Un sentiment de tristesse lors d’une situation triste est un signe de sensibilité et certainement pas une maladie.  Pourquoi le monde s'acharne a vouloir donner une pilule à une personne qui a une réaction appropriée lors d’une situation difficile? L’influence du marketing sur nos croyances culturelles  Mon point de vue est que notre diagnostic de la dépression est profondément marqué par notre culture. Il est malheureusement aussi influencé par le marketing des industriels concernant leurs remèdes. J'en veux pour preuve les ventes records d’antidépresseurs au Japon en 2005! En effet, ils ont réussit à convaincre les japonais que la tristesse était une maladie qu’il fallait soigner. J’observe que la classification des maladies mentales est bien plus basée sur la disponibilité de médicaments que sur des preuves scientifiques ou physiologiques. Alors que des nouveaux médicaments arrivent et que leur marché grandit, certains de mes clients sont ravis d’ « apprendre » qu’ils souffrent d’un THADA (trouble de l’hyperactivité avec ou sans déficit de l’attention) pour adulte ou un déficit de la progestérone. Dernièrement, un client m’avouait « C’est pour cela que je pleure sans cesse (et non parce que j’ai été largué par mon ex) ». Tant que nous proposons une variété de remèdes à cette situation, que ce soit des plantes, des médicaments, une alimentation ou des changements d’hygiène de vie, nous la définissons littéralement. Cela nous donne peut être un sentiment de sécurité dans le choix du traitement mais je pense qu’il est important de considérer que l’acte thérapeutique peut également être un facteur réducteur du processus de guérison. Lorsque nous mettons tous les symptômes dans un paquet afin de le réduire à un diagnostic, nous perdons la subtilité de nos différents états et de nos désaccords. De plus en plus de gens sont mis sous antidépresseurs, y compris de nombreuses personnes de ma clientèle, parce qu’ils ont des burn-out, de la tristesse, de l’anxiété, un manque de sommeil, parce qu’ils mangent la mauvaise alimentation, parce qu’ils refoulent leurs émotions ou tout simplement parce qu’ils sont trop sédentaires. Or, les antidépresseurs n’ont jamais traités ces questions fondamentales. […]   Et si nous étions invités à percevoir la dépression différemment? Pas nécessairement comme du désespoir et  de l'isolement mais comme un voyage intérieur auquel notre corps nous invite. Je dis souvent à mes clients qu’ils n’ont pas le pouvoir sur les émotions qu’ils ressentent, mais qu’ils ont le pouvoir de faire des choix concernant leur isolement. En se déplaçant vers l'intérieur, il peut aussi s'ouvrir aux saveurs de ce monde, que ce soit une musique réconfortante, une promenade au soleil, la communion avec la nature ou trouver une oreille attentive. Essayer de nouvelles façons de s'exprimer à travers l'écriture, l'art, la chanson… Juste pour nous donner une chance de découvrir qui ils sont vraiment. Nous avons le pouvoir de décider de nous mettre dans des situations qui favorisent le flux de vie et nous aident à prendre du recul. Dans ces moments difficiles, nous devons nous voir sous un jour différent et trouver un vaisseau pour mieux nous retenir. La valériane    Il m'a fallu beaucoup de temps pour vraiment connaître cette plante; rétrospectivement, je pense que je l'abordais de la mauvaise manière. J'ai été surprise quand j'ai finalement fait le constat, bien que je ne m'y attendais pas, qu'elle était beaucoup plus subtile et douce, avec une certaine finesse dans son action. J'utilise la racine de valériane pour les personnes qui ont leur esprit dispersé, les personnes qui ne peuvent pas dormir parce que leur esprit tourne ou qui sont trop nerveuses ou même hystériques avec des pensées incontrôlées et de la panique. Elle ramène doucement une personne dans son corps, rassemblant une conscience dispersée et la ramenant calmement à un endroit intérieur plus sûr (action antispasmodique sur la région du plexus solaire), où la phase de sommeil profond est augmentée et un apaisement est trouvé. Wilhelm Pelikan dans son travail intitulé «L’homme et les plantes médicinales» basé sur ses études avec Rudolf Steiner déclare que «la valériane ramène le cosmique sur la terre et non la terre dans le cosmique». […]   Le pin sylvestre    Ce que le pin sylvestre procure et offre à la nature en fait l’un de mes préférés. Il aide doucement mais sûrement dans des moments où on a vraiment besoin d’une épaule sur laquelle s’appuyer. Le pin est un stimulant du cortex surrénalien et un traitement très efficace. Je suis très fan de son huile essentielle. Une goutte frottée sur les glandes surrénales chaque matin pendant maximum sept jours (trois jours suffisent généralement) pour réactiver les glandes surrénales fatiguées. Son effet «semblable à la cortisone» a une action de re-déclenchement; les surrénales continueront et fonctionneront de manière plus indépendante. L’intégrité du pin combinée à son action de soutien en font un excellent moyen de s'aligner en douceur tout en gardant la sensation de sécurité. L'essence de fleur (le pin en fleur de Bach) est utilisée pour les sentiments de culpabilité et d'auto-reproche; les personnes déprimées se sentent souvent sans valeur et peuvent même se blâmer pour les problèmes des autres. La douce force de soutien du pin nous donne le sentiment que nous sommes dignes d'amour et d'acceptation de notre part et aide à arrêter les sentiments d'auto-punition."  Voilà. Ceci n'est qu'un extrait de ce que nous révèle ce formidable article. Le choix de ces passages se justifie par le fait que selon moi, ils apportent un regard différent sur la compréhension et l'approche que nous avons des troubles mentaux, y compris la dépression. Après plusieurs années, en tant qu'herboriste, à rencontrer chaque jour des personnes désireuses de trouver un remède rapide, voir instantané, à leur douleur, j'ai choisis de me munir d'une deuxième casquette, celle de thérapeute.  Prendre le temps, par le biais des consultations, d'offrir de l'écoute, d'entamer les démarches d'une introspection souvent repoussée, de creuser au plus profond de soi la cause des maux, des douleurs et des mal-êtres qui nous habitent, le tout en s'accompagnant des pouvoirs des plantes et de l'herboristerie est pour moi au-delà d'une passion et d'une fierté. C'est une nécessité pour accompagner au mieux toutes ces âmes, parfois écorchées, souvent pleines de vie, blessées, en deuil ou porteuses de lourds fardeaux.      Lien vers l'article en anglais : http://www.herbgeek.com/herbs-for-depression-eight-herbalists-share-strategies/         `    ​

L'olfactothérapie, la science de l'odorat

  L'odorat, sens aux pouvoirs les plus insoupçonnés Une odeur de parfum qui vous rappelle un être en particulier, la douceur de la cannelle qui stimule vos papilles et qui vous donne un arrière goût du pains d’épices de vos fêtes, le savon de lessive de votre maman qui vous replonge dans votre plus tendre enfance, combien d’odeurs ne vous ont pas renvoyé à des souvenirs, à des personnes ou encore à des périodes de votre vie?Et pour cause, l’odorat est probablement le plus complexe de nos cinq sens. L’odorat peut vous emporter virtuellement à des milliers de kilomètres de là où vous êtes. Il peut vous envoûter, vous séduire. Il peut aussi vous répulser, vous écœurer ou vous dégoûter d’une personne ou d’un plat, sans même que vous ne l’ayez regardé. Les expressions populaires ont du bon sens, ne dit-on pas d’une personne que l’on déteste: « Je ne peux pas la sentir » ?   Cependant, les odeurs ne sont pas perçues par tous et toutes de la même manière. Bien que le processus de transmission au cerveau soit unique, chacun percevra une odeur différemment en fonction de son état émotionnel, de son état hormonal ou encore des circonstances dans lesquelles il recevra l'odeur.    L’être humain est capable de détecter environ 10 000 odeurs différentes. C’est aussi un sens très subtil sur lequel la volonté n’a aucune prise. L’importance de  notre odorat vient du fait qu’il est le seul sens qui soit directement connecté au cerveau. Cela est dû au fait que les bulbes olfactives font partie du cerveau tout en étant une extension de celui-ci. De fait, l’olfaction est l’interface la plus directe entre notre cerveau et le monde extérieur.  Alors que les sons et les images sont directement décodés par le cortex, les odeurs arrivent quant à elle dans la zone limbique où un sentiment leurs est immédiatement affecté. Les informations apportées par notre odorat vont donc directement à notre cerveau émotionnel ou système limbique qui, d’un point de vue évolutif, est la plus ancienne partie de notre cerveau. Aujourd’hui, nous sommes davantage dépendants de notre cortex : nous analysons les informations, palabrons énormément sur tous les sujets imaginables et donnons la préséance à la connaissance intellectuelle. L’homme primitif était bien plus proche de l’animal pour lequel l’odorat est vital : la recherche de nourriture, marquer son territoire, assouvir sa sexualité, flairer sa proie, etc. Cependant, et malgré des millénaires d’évolution, tout indique que l’olfaction reste un des fondements majeurs de notre réponse émotionnelle. Le système limbique comprend l’hippocampe. L’hippocampe serait la pièce centrale de la mémoire et des apprentissages. Le lien entre l’aromathérapie et la mémoire est déjà bien connu mais le lien entre l’aromathérapie et les apprentissages commence à peine à être apprécié du corps scientifique. Soulignons au passage qu'il est également prouvé que les femmes ont généralement les narines plus fines que les hommes. Leur cycle menstruel, la grossesse, la gonadectomie (ou stérilisation), et l’hormonothérapie substitutive (la pilule) influencent l’olfaction féminine. Pour certains cela expliquerait que les femmes soient plus émotives que les hommes.   Olfactothérapie, de quoi parle-t'on? L'olfactothérapie consiste en l'inhalation de certaines huiles essentielles qui permettront de retrouver un équilibre psychique et émotionnel. Cette méthode psychocorporelle repose sur le fait qu'il existe un lien direct entre l'inconscient et la mémoire et que l'odorat permet  de faire resurgir des émotions à l'origine de blocages ou de mal-être. Créée dans les années 90  par Gilles Fournil, l'olfactothérapie est aujourd'hui devenu un outil que les thérapeutes mettent volontiers au service de leur patientèle. Les odeurs des huiles essentielles véhiculent un message puissant. La fréquence de chaque odeur comporte une information vibratoire précise. Ces odeurs peuvent améliorer notre capacité à mémoriser, à nous tenir alerte ou à nous détendre. Elles peuvent même aller jusqu'à changer notre humeur. Quant aux odeurs des végétaux, elles sont extrêmement riches: il y a les fleuries, les boisées, les résines, les écorces, les racines, les fruitées, les épicées, les feuillues, les graines, etc. L’imagerie médicale montre que le cerveau se modifie sous l’influence des odeurs.  « Certaines odeurs peuvent aider à se concentrer sur une tâche difficile ; On a ainsi expérimentalement montré que la diffusion épisodique d’une odeur telle que celle de la menthe poivrée pouvait améliorer les résultats d’un exercice difficile impliquant une double tâche complexe ».  Dès lors, les champs d’actions sont innombrables : créativité, peurs, confiance en soi, estime de soi, colère, positivité, ambition de projets de vie, examens, … les possibilités sont infinies, tant pour gérer les émotions polluantes que pour booster les émotions qui nous renforcent. En d’autres termes, les huiles essentielles peuvent nous aider à gérer notre mental. Chaque synergie est unique et parfois, une seule plante suffit. Mais comme souvent, l’union fait la force. Bien entendu il s’agit d’un travail en profondeur, lent et subtil. La patience sera nécessaire au changement. Cependant, et je tiens à le signaler, ce bel outil qu’est l’olfactothérapie reste une béquille sur laquelle s’appuyer. Point de miracle. Chacun doit cheminer et trouver ce qui renforce ses états d’âmes. La contemplation de la nature, regarder l’horizon, loin devant soi pour ouvrir des perspectives à son esprit. Le silence. La méditation. La prière. La connexion au Divin. La spiritualité. Peu importe. Le calme intérieur doit être nourri un petit peu chaque jour.         Sources :André Bitsas, « Aromathérapie, corps et âme »Valerie Ann Worwood, « The fragrant mind »     ​

​Atténuer les douleurs menstruelles par les plantes

 Je prends le temps d'aborder aujourd’hui avec vous un sujet exclusivement féminin et qui a pour objectif, en plus de vous proposer des remèdes naturels, de sensibiliser les femmes à leur corps, à leur douleur et au besoin profond de s'écouter. Dès notre plus jeune âge, les douleurs liées aux menstrues deviennent, pour beaucoup d’entre nous, une habitude à laquelle on ne prête plus attention. Les femmes ont tellement intégré le discours qui affirme qu’avoir mal au bas ventre à l’approche de ses règles est normal qu’elles en sont arrivées à banaliser ces douleurs. Une bouillotte sur le ventre ou un paracétamol, chacune s'accommode comme elle peut de cette souffrance qui peut devenir réellement invalidante. Sauf que les règles ne sont pas douloureuses. Si elles le sont, il est possible qu'un problème sous-jacent soit présent. Il est donc toujours préférable de consulter. A toutes ces femmes qui rencontrent de fortes douleurs lors de leur cycle, je ne peux que les inviter à écouter davantage leur corps et à ne plus ignorer les différents maux qu’elles rencontrent. Prendre en charge la douleur, trouver son origine et y apporter une solution appropriée fait partie de notre relation à notre santé, de notre relation à nous-même. Etre à l’écoute de soi et de son corps, c’est aussi apprendre à lâcher-prise et entreprendre une réelle quête d’équilibre entre être en action et ne rien faire. Parce que les règles sont un moment de pause. D’ailleurs, dans la pratique de l'Islam, les femmes sont soulagées de certaines obligations religieuses le temps de leurs menstruations. Je pense notamment à la prière et au jeûne. C’est dire l’importance de se mettre au repos le temps de ces quelques jours! Bien qu’elles n’ont cessées d’être diabolisées, considérées comme impropres, handicapantes, parfois même encore taboues, les règles sont pourtant un véritable cadeau divin. Elles nous offrent l'opportunité de moments d’introspection. Mais pour tirer pleinement profit de ce cadeau, encore faut-il apprendre à être attentive et à s’observer. Douleur pendant les règles, de quoi parle t'on? " Le terme dysménorrhée est utilisé communément pour parler des douleurs au bas de l’abdomen qui précèdent ou accompagnent les règles. Elles durent habituellement de deux à trois jours. Les douleurs menstruelles touchent de 50 % à 80 % des femmes fécondes, selon le groupe d’âge. De ce nombre, de 5 % à 15 % des femmes sont suffisamment incommodées pour devoir modifier leurs activités quotidiennes (repos forcé, absentéisme scolaire ou professionnel)." Lors de règles douloureuses, les symptômes peuvent être multiples : douleur au bas du dos, diarrhée, migraine, crampes au ventre,etc. Ces crampes sont aussi appelées des spasmes. Ils sont dus à la contraction de l’utérus. Atténuer ces douleurs en faisant appel à la phytothérapie nécessite d’identifier les propriétés nécessaires. Et puisqu’il est question de spasmes, les plantes antispasmodiques sont celles dont vous allez avoir besoin. Laissez-moi donc vous présenter quelques-unes de mes préférées qui pourront vous être d'une aide précieuse pendant cette période menstruelle.    Quelques plantes pour soulager la douleur: Le basilic (Ocimum basilicum):    Voici une magnifique plante médicinale dont il ne reste malheureusement aujourd'hui que les usages culinaires. Et pourtant, ses propriétés antispasmodiques ne font aucun doute. Par ailleurs, le basilic tonifie le système nerveux. Elle correspond donc parfaitement au portrait d'une femme souffrant de crampes menstruelles, de nervosité ou de saute d’humeur à la veille de ses règles et qui est "au bout du rouleau". Le basilic l’aidera à régénérer son bien-être.  Partie à utiliser : les feuilles.   Le fenouil (Foeniculu vulgare) :    Encore une plante qui a été réduite à son seul usage culinaire. Cependant, les propriétés antispasmodiques du fenouil sont bien connues depuis le bassin méditerranéen jusqu'en Inde. Le fenouil aiguise l'appétit et combat l'aérophagie. Il possède aussi un effet tonique qui aide à lutter contre les déprimes légères. Cette plante est idéale pour les femmes souffrant de douleurs menstruelles, accompagnées par une perte d'appétit et d’humeur irritable par exemple.  Partie à utiliser : les graines ou les semences.  L'agripaume :    Il s’agit là d’une plante amère dont il faudra apprendre à apprécier le goût. Il est cependant tout à fait possible de la mélanger avec une autre plante plus goûteuse.  L’agripaume est un formidable tonique nerveux pour les femmes qui peuvent en faire une alliée fidèle de leurs problèmes menstruels. On lui attribue même des vertus stimulantes pour la libido des femmes. Partie à utiliser  : sommités fleuries. Le gingembre (Zinginber officinale) :    Le gingembre est également un formidable antispasmodique que l’on ne vous présente plus. Cette plante originaire d’Asie a des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques qui aident à mieux combattre les inflammations et à supporter la douleur. Il est également un parfait stimulant qui éveille les sens et soutien le système digestif. Pour toutes celles qui souhaitent bénéficier des vertus d’un remède naturel pour soulager leurs crampes, le gingembre est l’allié idéal. A consommer en infusion ou en décoction! Partie à utiliser : le rhizome.    L’ortie :    Les bienfaits de cette plante sont tellement nombreux qu’un article entier ne suffirait pas à en vanter tous les mérites. Puissante antianémique grâce à sa teneur en fer, l’ortie peut s'avérer très efficace durant les règles, période ou la perte de sang peut-être importante. C’est une excellente reminéralisante. Également riche en magnésium, l'ortie aide à décontracter les crampes.  Partie à utiliser : les feuilles.   A celles qui me demanderont quelle plante leur convient le mieux, je n’ai d’autre réponse à leur donner que "Connais-toi". En effet, d’un symptôme à l’autre ou d’une personne à l’autre, l’efficacité sera différente. Certaines adopteront dès les premiers instants le basilic en y trouvant une aide précieuse pour lutter contre les douleurs alors que d’autres ne pourront plus se passer de l’agripaume ou de l’ortie. A tout problème de santé, il n’y a jamais une seule solution, unique et universelle. Il n’y a pas, non plus, un seul corps. Chaque personne possède son individualité, avec ses spécificités, elle ne ressemble à aucune autre. Et ce corps n’attend que d'être écouté, aimé et choyé.  

La constipation: conseils et remèdes

La constipation, en voilà un sujet désagréable!  Cette difficulté à évacuer peut devenir un réel problème sur le long terme. Et nombreux sont ceux qui en souffrent sans jamais avoir trouvé de solution satisfaisante. Pour certains, la constipation peut être occasionnelle, lors d’un changement : un voyage par exemple ou encore une grossesse. Mais elle ne dure généralement pas dans le temps et se règle quand tout revient à la normale. Par contre, pour ceux qui en souffrent de manière chronique, elle peut durer des mois, voir des années, et elle s'accompagne de différents symptômes. Dans ce cas, le problème n’est pas à prendre à la légère et il est important de consulter pour tenter de trouver une solution. Votre généraliste ou les praticiens de médecines naturelles peuvent vous aider et vous conseiller. Les causes d’une constipation peuvent être diverses.  Elle peut être due à de mauvaises habitudes alimentaires qui produisent des selles pauvres en eau ou en fibres, un stress intense ou prolongé, un manque d’exercices physiques ou encore à une prise de médicaments. Elle peut également être la conséquence d'un foie surchargé.  Comme je vous le répète souvent, et cela pour rester fidèle aux principes d’herboristerie, les traitements que l’on accorde à la personne qui souffre de constipation dépendent des causes. Cependant, une série de conseils à appliquer et de choses à éviter peuvent aider à la prise en charge de cette problèmatique.   3 choses à ne pas faire:      1. Ignorer le problème: Nombreuses sont les personnes qui, sous prétexte qu’elles en souffrent depuis plusieurs années et qu’elles y sont habituées, se résignent et ne prennent pas le problème en charge. Pourtant, une constipation est le résultat d’un dysfonctionnement auquel il faut réagir. D’une part parce que notre corps est un dépôt  dont il faut prendre soin. D’autres part, parce qu’une constipation chronique peut entraîner des problèmes plus importants et plus graves. 2. Les lavages/les lavements:  Alors que cette méthode connait un regain d'intérêt, le lavage peut pourtant causer bien des dégâts. Cette pratique qui consiste à injecter de l’eau ou des plantes infusées dans de l'eau dans le côlon par voie anale auraient pour bienfaits de se débarrasser des constipations ainsi que d’autres problèmes de santé. Certains y attribuent même un profond sentiment de bien-être. Alors que les personnes qui pratiquent l’hydrothérapie du côlon affirment qu’il n’y a aucun risque d’addiction, cette méthode n’est pourtant pas sans conséquences.  En effet, les muqueuses anales et intestinales sont d’une grande sensibilité. En ayant recours à de telles pratiques, on risque non seulement de les irriter et par là même de les fragiliser, ce qui ouvre potentiellement la porte à des infections. Par ailleurs, l'utilisation de lavements à répétition rend le système fainéant. Il aura dès lors tendance à attendre qu’on l’aide à se vider plutôt qu’à faire sa propre vidange. Donc à moins d’avoir une crise sévère et que votre médecin s’accorde sur le fait qu’il s’agit de la dernière solution, cette méthode est à éviter. 3. Les laxatifs sévères: Un autre moyen qui n’est pas sans conséquences consiste à prendre des laxatifs sévères, soient-ils chimiques ou naturels, tels que l’huile de ricin, les sachets vendus en grande surface, etc. Je reçois également en boutique des personnes me demandant des feuilles de séné pour résoudre des problèmes liés à la constipation, ce que je déconseille fortement! J’ai d’ailleurs choisi d'arrêter d’en vendre, après avoir constaté l'utilisation abusive qu’en faisaient les clients. Avant d’entamer une cure quelconque, et si le résultat escompté est d’améliorer son capital santé, il est important de soigneusement se renseigner sur les plantes et leur rôle, afin d’éviter un résultat contraire. L’intégrité de nos muqueuses représente notre santé intestinale. Risquer de les endommager en les irritant par la prise de plantes ou de substances inadéquates peut aggraver la situation plutôt que de l'améliorer. Sans oublier qu’à force d’utilisation, le système peut finir par créer une dépendance aux laxatifs. Vous aurez donc l’inverse du résultat escompté. Il est dès lors important d’envisager un traitement de fond, dans le respect de son corps et de ses précieuses muqueuses.  3 choses à faire:    1. La prise de probiotiques: La constipation étant souvent la conséquence d'un déséquilibre du microbiote intestinale, la prise de probiotique peut s’avérer efficace. En effet, après la prise d’un traitement médicamenteux,  une alimentation trop grasse, la consommation excessive de gluten, de viande ou de céréales peut perturber notre précieux microbiote intestinal. Les probiotiques sont des micro-organismes vivants présents naturellement dans nos intestins. Pris en complément et en quantité suffisante, ils aident à maintenir ou à restaurer l’équilibre de notre microbiote intestinal. Ils permettent également de produire des vitamines et contribuent à la digestion.  2. Modifier son alimentation: Les produits laitiers, les excitants tels que le thé ou le café, les glutens contenus dans certaines céréales peuvent aussi déséquilibrer le microbiote intestinal. Revenir à une alimentation plus équilibrée et réduire la consommation de certains produits peut améliorer la constipation. Par ailleurs, le pouvoir de l’eau n’est pas à négliger. La constipation se manifeste dans un terrain de sécheresse. Il est donc important de lui apporter l’eau nécessaire pour l'humidifier.  3. Faire usage des plantes médicinales:  Deux grandes familles de plantes peuvent aider en cas de constipation:      1) les plantes à mucilages:  Ce sont toutes les plantes qui apportent de l’humidité et permettent à l’intestin de mieux la retenir. Elles se présentent souvent sous forme de graines, qui une fois dans l’eau peuvent absorber jusqu’à 10 fois leur volume. C’est le cas des graines de lin et des graines de psyllium, qui se consommeront principalement dans l’alimentation. Les racines de guimauve appartiennent également à la catégorie des plantes à mucilages et se consomment en infusion. 2) Les plantes du foie:  Les personnes souffrant de constipation ont souvent un foie en difficulté.  La prise de certaines plantes peut aider à le soutenir dans son travail quotidien. Par contre, ces plantes ont souvent pour spécificité d’avoir un goût amer. Bien que l’amertume n'est plus de nos jours appréciée par notre palais, je ne peux que vous conseiller de la redécouvri et de la réaprivoiser. Parmi ces plantes, nous retrouverons la racine et la feuille de pissenlit. Toutes les deux aident à lutter contre l’engorgement et les problèmes de foie. On leur attribuent également des vertus dépuratives qui permettent d’agir contre la constipation et la digestion difficile. La feuille d’artichaut, riche en sel de potassium et en flavonoïdes aide à l’élimination de la bile par le foie. Elle est idéale à consommer après quelques excès pour aider le foie à se détoxifier. Nous ajouterons également à cette catégorie l’armoise, l'aspérule odorante, l’agripaume, etc. Le plus important à retenir est que si vous souffrez de constipation, n'ignorez pas le problème. Tout déséquilibre dans notre corps peut être ramené à l'équilibre. Respectez votre corps et n'ignorez pas les différents signaux qu'il vous envoie. Et lorsque vous entamez une prise en charge, privilégiez les méthodes douces, naturelles et bénéfiques avant de songer à des méthodes plus drastiques.​

Les plantes, alliées de notre santé mentale

L’impact psychologique d’un (dé-) confinement Alors que nous avons entamé depuis plusieurs semaines le déconfinement et qu’un retour à la normale s’envisage chaque jour un peu plus, les conséquences physiques et psychiques du confinement sont, quant à elles, bel et bien présentes. Cet article n’aura pas pour objectif de vous expliquer comment perdre les kilos pris pendant le confinement! Par contre, en tant qu'herboriste et thérapeute, aborder les séquelles psychologiques du confinement et la façon de les soigner par les plantes relève plus de mon domaine d’expertise.  Alors que cette période d’isolement semble avoir profité aux optimistes, à ceux qui ont retrouvé leur âme d'enfant, à ceux qui ont passé davantage de temps avec leurs enfants, à ceux qui ont saisi l'opportunité pour ne plus procrastiner, ... le confinement n’a pas été vécu par tous comme un moment de pause, de connexion ou de bricolage. Et pour cause, les cas de dépressions, d’anxiétés et de troubles post-traumatique sont en hausse.    Nos corps et nos esprits ont été marqués par trois mois inédits. Un changement de vie brutale, la peur constante d’une contamination ou de la mort, des habitudes chamboulées du jour au lendemain, une cohabitation pas toujours harmonieuse, une organisation quotidienne interrompue de manière brutale, la perte de tous nos repères, sont autant de facteurs à l’origine d’un stress qui peut s’avérer important, causant au passage quelques traumatismes.  Attention cependant à ne pas mélanger les termes. Les diagnostiques doivent être posés par des spécialistes ( votre médecin, thérapeute, psychologue,etc.) afin d’envisager l’accompagnement ou le traitement le plus adapté. En tant qu'herboriste et thérapeute, j’accompagne les personnes à améliorer leur santé mentale grâce à l'hygiène de vie et les plantes. Ces suivis ne sont pas sans complexité car, comme l’explique l’herboriste Sean Donahue , les termes des diagnostiques  psychiatriques sont tellement passés dans le langage courant qu’ils façonnent la compréhension que nous avons de la santé mentale.  Souvent ces diagnostiques rendent la nature de la situation plus obscure, regroupant ensemble des conditions diverses, avec des origines diverses, ce qui n'aide pas les herboristes thérapeutes à trouver les plantes adéquates qui pourraient aider les personnes qui sont assisses en face de nous. Il n’est donc pas question de travailler sur des concepts psychiatriques mais bien de comprendre ce qu’il se passe au travers du regard de la tradition des tempéraments.   la théorie des tempéraments, un outil ancestral pour mieux se connaître La théorie des quatre humeurs a été l'une des premières à expliquer les tempérament. Elaborée par Hippocrate dans la Grèce Antique, il avançait une théorie selon laquelle la personnalité et l’état de santé d’une personne dépendait directement de l’équilibre entre quatre substances dans le corps. Cette médecine ancestrale, également appelée la théorie des humeurs, pose les bases embryonnaires de  la théorie des tempéraments qui sera développée et affinée des siècles plus tard par un dénommé Galien. La théorie des tempéraments permet d’attribuer à chaque personne un tempérament prédominant. Ces tempéraments répertoriés au nombre de quatre possèdent chacun des caractéristiques propres. Connaître son tempérament, qui n’est autre que sa constitution permet de déterminer  le type d'alimentation le plus bénéfique et l’hygiène de vie à adopter. Cela permet également de cerner le terrain d’une personne et de connaître ses forces et ses faiblesses. Bien que nous soyons tous un quatre-quart qui combine chacun des quatre tempéraments, nous exprimons – pour la plupart d'entre nous – un tempérament primaire qui s'exprime plus que les autres.  Également convaincue que le corps ne peut être séparé du mental, que la matière ne peut être séparée de l’esprit, la prise en charge appliquée aux problématiques de santé mentale et spirituelle se calque sur le même cadre thérapeuthique que celui appliqué à une maladie physique. Contrairement à la médecine classique qui tente de soigner des symptômes, l’herboristerie travaille sur les causes du problème. Pour cela, dresser un bilan sur l’hygiène de vie est primordiale: vérifier les carences nutritionnelles, les sensibilités alimentaires, les éventuels troubles du sommeil, la sédentarité, etc. sont autant des facteurs qu’il est nécessaire d’étudier au préalable. Suite à cela, un suivi personnalisé par des plantes est proposé, pouvant engendrer rapidement de profonds changements chez le patient.  Le choix fait de travailler avec la médecine des tempéraments n’impliquent en aucun cas que les autres médecines ancestrales telles que l’ayurvéda et la médecine chinoise seraient de moins bonne efficacité, bien au contraire.Chacune d’elles présentent une conception des choses, une perspective, avec ses forces et ses atouts, pouvant souvent être complémentaires avec les autres approches.  Dans cet article, mon objectif est de pouvoir développer pour chacun des quatre tempéraments l’impact causé par le stress et quels types de plantes conviennent à chacun d’eux. Cette discussion s'inspire d'un article de l'herboriste Jim McDonald . Par ailleurs, je vous invite à lire cet article avec votre tête mais également avec votre coeur et votre intuition, car ce sont eux vos meilleurs guides.      Les 4 tempéraments: 1. Les sanguins   Qui sont-ils? Les tempéraments sanguins sont chauds et humides. Leur élément est l'air et, comme l'air, les sanguins sont partout. Ce sont des personnes actives, extraverties, excentriques, spontanées, optimistes et inspirées. Ils aiment les gens et les gens les aiment. Leur monde affectif est fort développé, ce qui implique qu’ils ressentent leurs émotions profondément et par flux. Ils ont la capacité d’oublier très vite et par conséquent de ne pas rester rancuniers. Une de leurs grandes qualités est la capacité à vite retrouver leur bonne humeur! La réponse au stress des sanguins: Bien que les sanguins semblent naturellement résistants au stress, ils ont tendance à s'épuiser – parfois même jusqu'au burnout – sans rien montrer à leur entourage. Personne ne remarquera leur épuisement et ce n'est qu'après un examen plus approfondi que se révéleront l'éparpillement et l'hyperstimulation. Les sanguins vont avoir tendance à « l'auto-médication » avec tout ce qui leur tombent sous la main : plus de café pour tenir debout, plus d'alcool, voir même la consommation de drogue tel que le cannabis pour se détendre. Le moment présent est plus important pour eux que les objectifs à long terme ou que les conséquences de leurs actes. Sous le stress, ils dorment mal, ils s'agitent et leur humeur est encore plus changeante que d'habitude. Si leur vie devient trop routinière et qu’ils ne se sentent plus capables d’être assez sanguin,  ils peuvent craquer et « péter un câble »! Mode de vie guérisseur : Les sanguins ont besoin d'un style de vie créatif. Ils ont besoin de laisser libre cours à leur spontanéité, de vivre des situations inspirantes et de rencontrer des personnes qui les fascinent. Ce sont des êtres qui ont besoin de sociabilité. Un travail et des horaires de bureau pourraient les tuer, même s'ils ont paradoxalement besoin de cultiver un semblant de discipline et de routine. Surtout, pour le sommeil par exemple, pour lequel ils n'ont aucun rythme, ou comme le besoin de se rappeler qu'il y a deux ou trois repas sur une journée et non pas une succession de snacks. Les plantes des sanguins : Les toniques du système nerveux, les plus douces et les plus nourrissantes seront les plantes les plus adaptées à leur profil. Et si elles ont une action sur le coeur, c’est encore mieux! Un bel exemple de plante parfaite pour les sanguins sera la mélisse. La mélisse (Melissa officinalis) correspond bien à des individus ayant un grand besoin de lien social et  pour qui la focalisation sur l’extérieur prend une part d’énergie importante. Ils savent qu’ils en font trop, mais ils ne s'arrêtent pas pour autant, parce qu'ils aiment et se nourrissent de cette (sur)stimulation. La mélisse sera également conseillée lorsque les sanguins deviendront mélancoliques et se mettront en retrait par épuisement, malgré le fait qu'ils ne doivent pas perdurer dans cet état. La mélisse va restaurer leur système nerveux et contribuer par conséquent à leur rétablissement.   2. Les bilieux     Qui sont-ils? Leur élément est le feu, leur tempérament est chaud et sec. Les bilieux sont des êtres extravertis et des leaders. Ils accordent une grande importance à l'ordre et la structure. Organisés et pragmatiques, Ils sont prêts à endurer le temps qu'il faudra pour atteindre leur objectif. Les bilieux sont des personnes motivées et  autonomes qui sont capables de mettre leurs émotions de côté pour prendre des décisions difficiles. La réponse au stress des bilieux :  Dans un premier temps, ils répondent au stress en augmentant leur capacité à résoudre les situations les plus complexes et les plus stressantes. Par contre, si ce stress perdure, on les verra devenir des êtres irritables, colériques, frustrés et frustrants pour les autres. Les bilieux ont une prédisposition naturelle à la tension et à la vigilance, raison pour laquelle ils ont un talent inné pour les arts martiaux. Face au stress, cette prédisposition peut se transformer en rigidité et en inflexibilité. Ils vont avoir du mal à s'adapter au stress et auront plutôt tendance à le « combattre ». Ils peuvent également devenir impatients envers les autres. En d’autres termes, ce sont des vrais têtus ! Mode de vie guérisseur :  Les bilieux peuvent percevoir un environnement dans lequel ils sont inactifs comme étant extrêmement stressant. Ce sont des êtres pour qui il est nécessaire d'être constamment en action physiquement. Les massages peuvent être un moyen efficace pour les aider à relâcher leurs tensions. Des projets à mener ou quelque chose sur lequel porter leur attention leur permet d’être en harmonie intérieure. Quant au manque de structure, il est pour eux une grande source de frustration. Les plantes des bilieux : Les amères, les relaxantes et les mucilagineuses sont les plantes qui correspondent le mieux aux bilieux. Les toniques nerveuses amères qui s'adressent aux tensions mentales et physiques seront de très bons choix. La verveine officinale (Verbena officinalis) est un bel exemple de ce genre de plante. Elle correspond aux perfectionnistes qui s'imposent à eux-même des standards et des idéaux, ainsi qu'à ceux qui ont tendance à en imposer autour d'eux. Ces personnes-là ont beaucoup de tensions dans la nuque et dans les épaules. Leur manque de lâcher-prise est entre autre dû au fait qu’ils ont reliés leur identité à leur capacité à faire les choses et à les faire bien. Les bilieux ont besoin d'apprendre à respirer et à écouter et dans cette démarche, la verveine officinale leur sera d’une grande aide. Elle relâchera leurs tensions et apaisera leur système nerveux.   3. Les nerveux    Qui sont-ils? Caractérisé par l’élément de la terre, les nerveux sont froids et secs. Ce sont des penseurs qui perçoivent les choses profondément. Ce sont également de nobles idéalistes qui mettent un point d’honneur sur l'intégrité. Quand ils adhèrent à une cause, ils s’y vouent totalement. C'est le tempérament le plus introverti des quatre. Les nerveux peuvent donner l’impression d’être des êtres froids émotionnellement mais ils sont en réalité très loyaux et accordent une grande importance aux relations. Les nerveux analysent, ils ont un esprit critique et peuvent souvent se placer en « avocat du diable ». Ils excellent à comprendre toutes les implications d'une situation. C’est d’ailleurs pour cette raison qu'ils peuvent par exemple vite mettre en déroute un adversaire aux échecs. La réponse au stress des nerveux : Leurs grands idéaux génèrent en eux beaucoup de stress. A l'extérieur, leur perfectionnisme va retarder leur capacité à améliorer une situation stressante. Ils peuvent devenir cyniques, plein de ressentiments et très critiques. C'est le tempérament qui à le plus grand  risque de glisser vers la dépression et qui aura le plus de mal à en sortir. D’autant que le détachement émotionnel et la déconnexion sont des stratégies utilisées par les nerveux. Mode de vie guérisseur :  Prendre l'air, être au soleil et faire de l'exercice!  Une activité vigoureuse leur sera salutaire. Cependant, il leur faudra créer une routine pour y arriver. L'art, l'écriture, la spiritualité seront de bons canaux pour les aider à exprimer leur intériorité. Et le plus important est que les nerveux puissent exprimer leur nature sans pour autant être étiquetés comme dépressifs. Les plantes des nerveux :  Les plantes réchauffantes et aromatiques, les mucilagineuses, les stimulantes circulatoires et les plantes de la bonne humeur (aussi appelées les plantes-soleil) telles que le millepertuis (Hypericum preforatum), le calendula (Calendula officinalis) et la mélisse (hé oui, une plante ne tombe jamais dans une seule catégorie!) seront toutes aussi excellentes les unes que les autres pour aider les nerveux à surmonter leur stress. Le millepertuis, par exemple, avec ses petites fleurs jaunes, a la réputation d'apporter de la lumière dans nos vies et se révèle une bonne alliée contre les idées noires qui peuvent assaillir les nerveux. Le millepertuis améliore l'humeur au rythme d'une plante, Plusieurs cures seront nécessaire pour en faire un allié et c'est exactement ce qui convient aux nerveux qui n'aiment pas être bousculé, ni qu’on les force à bouger de là où ils sont.   4. Les lymphatiques    Qui sont-ils? Les lymphatiques sont froids et humides et leur élément est l'eau. Ce sont des êtres introvertis, pensifs, calmes, doux et qui évitent les conflits. En plus d’être compatissants et empathiques, ce sont des personnes très sensibles aux énergies qui les entourent. Les lymphatiques sont patients, engagés et dignes de confiance. Ils sont persévérants et facilitent l'harmonie d’un groupe en tentant de résoudre les mésentes lorsque c'est nécessaire. La réponse au stress des lymphatiques :  Ils ressentent le stress de manière très intense et peuvent le trouver accablant tellement qu’il les épuise. Les lymphatiques tombent bien plus facilement dans des schémas de culpabilité et de blâme de soi que les autres tempéraments. Il leur arrive d’ailleurs fréquemment de prendre le blâme sur eux afin d'éviter le conflit. Ils se renferment sous l'effet du stress et deviennent encore plus pensifs. Extérieurement, ils semblent impassibles. Dans d'autres cas, ils privilégient la fuite et évacuent leur stress sur une seule personne ou un petit groupe de personnes.  Mode de vie guérisseur :  Pour les lymphatiques, être actif et sortir à régulièrement à l’extérieur peut leur être d’une grande aide, surtout si ils ne cessent de réfléchir. Ils se doivent également d’établir des limites personnelles claires, dire non quand cela est nécessaire, sans pour autant fermer leur coeur. Peu de relations mais saines et proches seront essentielles pour eux. Les plantes des lymphatiques :  Les réchauffantes, les herbes aromatiques, les épices et les astringentes stimulantes (spécifiquement s'ils sont dans la fuite émotionnelle) leur seront efficace. Les plantes toniques nerveuses aromatiques vont autant stimuler que relaxer et permettront de disperser le nuage de stress qui stagnent au dessus des lymphatiques et dans lequel ils se sentent prisonniers. L'acore odorant (Acorus calamus), par exemple, leur sera un excellent choix pour leur besoin de stimulation. L'acore odorant s’avère excellente lorsqu’il s’agit de clarifier la brume mentale et d’affûter l'esprit. Dans de telles circonstances, il s’agit de la plante la plus efficace avec les basilics (Ocimum sanctum- le tulsi- et Ocimum basilicum – le basilic de votre cuisine). L'acore odorant va souvent aider les gens à  « parler vrai », à s'exprimer clairement et honnêtement. Il s’agit là d’un remède qui fera des merveilles pour faire baisser le stress des lymphatiques. L'humanité et sa magnifique neurodiversité...   Nous avons en chacun d’entre nous les quatre tempéraments. Ces tempéraments, d’une personne à l’autre ont des proportions variables, ce qui rend chacun d’entre nous unique. Comme dans un champ de coquelicots, aucun n’a son semblable. Il est également important de garder en mémoire que tout déséquilibre affecte autant l'esprit que le corps et que la voie médiane est la voie de l'équilibre. En terme de stress, de dépression, de burn out, de trauma, de choc,etc., nous ne sommes pas tous pareils et nos corps réagissent différemment. Certes ,l'esprit humain connaît ses lois mais découvrir votre plante alliée du moment, prendre conscience que vous faites partie de la nature, savoir que de simples tisanes peuvent transformer votre rapport au monde et que des petits gestes peuvent avoir des grandes vertues de guérison, voilà les balises d'un réel  changement intérieur... C'est par là que commencera ce chemin vers vous-même, ce chemin qui vous mènera vers votre propre lumière.  Bibliographie: Sean Donahue, « Mental Health Therapeutics » paru en 2015Article de l'herboriste Jim McDonald, « Good humour : Nervines for the four temperaments », paru en 2014Autre source : Livre « Les tempéraments » Yves Vanopdenbosch, Ed. Amyris    ​

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