L’ART PERDU DE LA CONVALESCENCE

S'arrêter. Prendre le temps. "Impossible!" s'écrieront certains. "Comment faire?" demanderont d'autres. La convalescence nous renvoie à nous même. Avons-nous bâti une vie dans laquelle nous ne faisons que donner sans jamais recevoir? Avons-nous perdu l'équilibre des choses au profit de la valeur travail uniquement?

 

La convalescence est cette période de rétablissement et de repos qui découle de la maladie. Elle peut être de courte durée (quelques jours pour une angine) ou de longue durée (plusieurs mois pour un burn-out). Elle qui était si populaire dans le passé, est aujourd’hui rarement pratiquée par la médecine moderne. Si ce n’est après une chirurgie et pour un laps de temps relativement court. Pourtant la convalescence donne au corps l’occasion de guérir, de se soigner et de rajeunir. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement? C’est vrai, dans une société qui va de plus en plus vite, où il faut à tout prix être rentable, plus personne ne prend le temps de se reposer de nos jours. Pourtant notre corps en a besoin pour pouvoir activer ses mécanismes d'auto-réparation.

 

En fait, la convalescence est une question de choix. C'est choisir d'écouter son corps. C’est choisir de s’accorder du temps. C’est créer un espace, un moment et de nouvelles habitudes de vie qui vont permettre aux corps de se guérir. C'est se reposer au moment où nous sommes fatigué. C’est aussi se concentrer sur une alimentation régénérante. Et faire des économies de mouvements et de digestion pour que l’énergie du corps puisse se focaliser sur ce processus de rétablissement. C’est dormir au milieu de la journée parce que nos forces nous abandonnent alors que tout le monde s’agite. C’est lire un livre en ignorant la petite voix qui nous dit « tu devrais être en train de… ».

 

Mais la convalescence c’est aussi se reconnecter à soi-même. Méditer. Réfléchir en profondeur au sens que nous donnons à notre vie. Brusquement, nos journées se sont arrêtées. Pourquoi est-ce que je courrais? Est-ce que je m’accorde du temps ou suis-je sans cesse en train de le donner aux autres? Si je ne suis pas disponible pour nourrir mon être intérieur, comment puis-je être disponible pour les autres, ma famille, mes proches, mes amis? C’est être enfin seul avec soi-même. C’est le moment de (re)trouver la paix. De s’améliorer pour revenir à son quotidien plus fort, nouveau et nourrit de sentiments meilleurs. C’est probablement le moment pour mûrir un peu. Avec sagesse. Après s’être posé et reposé, nous voilà en harmonie avec notre corps, notre environnement et nos relations. Corps, esprit, émotions, tout est bien réaligné.

 

Pour vous aider à cheminer sur la voie de la convalescence voici les trois étapes-clés qu’il vous faudra traverser avant de rejoindre le monde extérieur.

 

1 – Alimentation et plantes médicinales

 

Bien souvent, l’appétit n’y est pas. Le corps se concentre sur l’immunité (maladies infectieuses) ou les réparations à effectuer (os cassé, tendons déchirés,…). Les soupes en tous genres seront les meilleures alliées des petits comme des grands. Elles ne demandent pas d’efforts de mastication, peu d'efforts de digestion et sont remplies de vitamines, nutriments et minéraux pour se remettre d’aplomb. Mettez-y des bonnes herbes qui soutiendront le système immunitaire (telles que le thym, l'origan ou l’astragale par exemple), des morceaux de champignons aux supers-pouvoirs (shiitake, reishi) ou encore des algues reminéralisantes. On peut tout mettre dans une soupe! Faites-la toute blanche, orange, verte ou à l’asiatique type soupe-miso. La convalescence c’est également le moment idéal pour se boire des tisanes tout au long de la journée : ortie, thym, sureau, avoine, cannelle, ... ou tout autre plante qui conviendra à l’énergie de votre maladie (souffrez-vous d’un froid-froid ou d’un froid-chaud?). Faites-vos petites synergies ou des chaïs de l’herboriste.

 

2 – Environnement

 

Voici un exemple. Lors d’un épisode de gastro-entérite vous pouvez mettre une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée dans la cuvette des toilettes. Cela va rafraîchir l’air, le purifier et diminuer les mauvaises odeurs de vomis. Après ce genre de maladie il est bien de donner un coup de frais à toute la maisonnée afin que chacun se sente mieux.

 

Une autre bonne idée est de s’entourer de choses qui nous font plaisir ou dont on pourrait avoir besoin : des jolies plantes du jardin ou des fruits frais du marché, des livres ou des jouets si le petit patient est un enfant, … Notre environnement nous conforte-il dans notre maladie ou nous aide-t-il à aller mieux?

 

3 – Activité physique

 

Une fois que votre corps a repris des forces, il est sage d’attendre 24 heures de plus. Une journée sans aucun symptômes. Une journée en recommençant à manger plus et plus consistant. Une journée pour reprendre le rythme en douceur. Une journée pour se réapproprier d’avantages de mouvements. Et revenir à vos projets dans votre moi amélioré.

 

Prenez soin de vous, tant physiquement que psychiquement. Parce que même le plus attentionné des amis ou le plus aimant des parents ne pourra pas prendre soin de vous à votre place. Votre corps est sous votre responsabilité et vous avoir le pouvoir de prendre soin de vos besoins au mieux.